samedi 14 janvier 2012

Jacques Choquin


Jacques Choquin, Fernandel, buste, bronze, 2008
(ensemble et signature)
Angle des Boulevards Chave et Eugène Pierre, 5e arrondissement

Depuis quelques années, à l’angle des boulevards Chave et Eugène Pierre, se dresse le Monument à Fernandel (1903-1971) dû au sculpteur Jacques Choquin. C’est donc l’occasion de donner la notice de cet artiste qui figure dans le Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte d’Azur :

Choquin Jacques (Sassenage, Isère, 1er novembre 1942), sculpteur
Élève de l’École des Beaux-Arts de Marseille à partir de 1958, il obtient les diplômes nationaux de décoration, puis de sculpture. Il poursuit ses études à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier d’Adam qui l’oriente vers la sculpture monumentale. C’est ce qu’il fait à partir de 1966 : escalier métallique du consulat de Turquie (Marseille), bas-relief en cuivre rouge du Crédit Agricole d’Arles… Il réalise également des sculptures animalières en béton blanc pour des aires de jeux et notamment pour le patio de la crèche municipale du Pharo (Marseille, 1968), le Club la Pelle (Marseille, 1969), le parc de la Rouvière (Marseille, 1970), la ZUP de Martigues (1971), l’IUT de Nîmes (1971), le groupe scolaire des Baumes (Istres, 1974), le jardin municipal de Cassis (1977)… Il décore de bas-relief l’entrée de l’immeuble Le Méditerranée (avenue Cantini, Marseille, 1968) et le CHU de Vence (1969). Il conçoit des plantes géantes – algues, fougères, fleurs – pour le CES de Sainte-Marthe (Marseille, 1974), le lycée et le CET de Marignane (1976), la Rochaille (Praloup, 1977). On lui doit encore La Cité des Oiseaux pour le CES Romain Rolland à La Capelette (Marseille, 1983), Signal pour le Crédit Agricole du Bd de Hambourg (sculpture en béton noir et résine époxy, Marseille, 1983), onze personnages pour le lycée hôtelier de Bonneveine (Marseille, 1984). Au demeurant, il est professeur à l’École d’Art et d’Architecture de Luminy depuis 1976.

mardi 3 janvier 2012

Alphonse Annoi

En rédigeant ma précédente notice, je me suis rendu compte que je citais le sculpteur Alphonse Annoi mais que je n’avais jamais publié sa notice biographique issue du Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte d’Azur. Je répare cet oubli ce matin.

Annoi Alphonse (Marseille, XXe siècle), sculpteur ornemaniste

Ancien élève de l’École des Beaux-Arts de Marseille, il est l’un des ornemanistes de l’escalier monumental de la gare Saint-Charles et l’auteur du décor de façade du Palais de l’Automobile (garage Mattei) sur l’avenue du Prado en 1924-1925. Il réalise par ailleurs Vers l’infini, couronnement du caveau Chiarelli au cimetière Saint-Pierre.

Alphonse Annoi, Vers l’infini, groupe pierre
Cimetière Saint-Pierre, 10e arrondissement

mercredi 14 décembre 2011

Le garage Devoulx (Félix Guis sculpteur)

Durant l’Entre-deux-guerres, la voiture se démocratise et crée de nouveaux métiers tels que garagiste et concessionnaire automobile. Des architectures nouvelles répondent aux besoins générés. À Marseille, le plus célèbre de ces établissements reste le Palais de l’Automobile voulu par Raoul Mattéi (1890-1970), directeur de la Société des Auto-Taxis Marseillais et concessionnaire régional de Citroën. Ce bâtiment, construit sur le Prado en 1924-1925 par l’architecte André Ramasso et décoré par le sculpteur Alphonse Annoi, est détruit en 1989.

Ce destin est malheureusement celui de la majorité des garages édifiés à cette époque. Un cependant a survécu : le garage Devoulx, sis 21-23 rue Terrusse. L’Indicateur marseillais de 1932 le présente comme une agence de Peugeot. Sa façade très géométrique s’orne de deux bas-reliefs identiques dus à Félix Guis (188-1972) où une procession de véhicules soulève des volutes de poussière et de fumée.

Publicité pour le garage Devoulx, Indicateur Marseillais 1932



Félix Guis, façade du garage Devoulx (ensemble et détail), vers 1930
21-23 rue Terrusse, 5e arrondissement

jeudi 1 décembre 2011

Ferdinand Faivre

Le sculpteur marseillais Ferdinand Faivre (1860-1937) est relativement peu présent sur le marché de l’art, malgré une œuvre importante vouée à l’édition (bronzes, faïences, grès…). Il figure néanmoins dans une vente publique, le 4 décembre prochain à Lille, avec une statuette en bronze sur un socle en marbre rose intitulée La chatte métamorphosée en femme (13,5 x 26,5 x 11 cm). La sculpture dont le sujet s’inspire de Jean de La fontaine (Fables, II, 18) est sans doute contemporaine de sa version en marbre qui figure au Salon de la Société des artistes français de 1906 (n°3083).

Ferdinand Faivre, La chatte métamorphosée en femme, bronze

Le sculpteur est encore plus rare à Marseille. J’ai cependant retrouvé l’été dernier une trace de son talent aux archives municipales, dans le fonds des dessins de l’école municipale des Beaux-Arts (26 Fi). J’ai momentanément égaré mes notes à ce sujet, mais je vous livre un dessin de Faivre qui a été primé vers 1879 si je me souviens bien.

Ferdinand Faivre, dessin d’après la bosse

Archives municipales de Marseille

Rue Clovis Hugues, 3e arrondissement

jeudi 17 novembre 2011

Pascal Liotard de Lambesc

Grâce aux recherches généalogiques de Nicolas Polge sur sa famille, je peux aujourd’hui compléter et corriger la notice de Pascal Liotard de Lambesc (cf. article du 17 novembre 2009) :

Fils et petit-fils de maître maçon, Pascal Liotard naît à Lambesc, dans les Bouches-du-Rhône, le 22 avril 1810 (et non en 1804 comme cela apparaît dans nombre de dictionnaire d’artistes). Orphelin de père le 31 mai 1811, il père ensuite sa mère le 31 juillet 1818. Une vingtaine d’années plus tard, alors qu’il est l’élève de David d’Angers et exerce comme statuaire, il épouse Geneviève Duvivier le 20 avril 1841, à Paris. Hélas, son épouse décède rapidement, le 8 mai 1842. Il se remarie dans la capitale, le 11 septembre 1844, avec Célina Marie Louise Carlier de Weille. Revenu dans les Bouches-du-Rhône, il décède à Marseille où il demeure -11, rue des Petites Maries - le 18 février 1876 (et non 1886 !).

Liotard de Lambesc, Honoré Bouche, médaillon plâtre, vers 1868
Escalier d’honneur, Palais des Arts, place Carli, 1er arrondissement

vendredi 4 novembre 2011

Catalogue raisonné de Constant Roux

La monographie que je consacre au sculpteur marseillais Constant Roux vient de paraître aux éditions Mare & Martin. Je vous livre aujourd’hui le texte de la quatrième de couverture :

Le sculpteur Constant Roux (1865-1942) débute et conclut brillamment sa carrière avec une seule et même œuvre : La Colère d’Achille. En effet, elle lui ouvre les portes de la Villa Médicis à l’issue du concours du grand prix de Rome de 1894 et lui octroie une médaille d’honneur au Salon de la Société des artistes français de 1930. De fait, cette statue puissante, abondamment dupliquée en bronze, éclipse souvent l’artiste qui l’a conçue. Cependant, la personnalité attachante et le talent de Constant Roux méritent qu’on s’y intéresse de plus près : soutenu par l’État français et quelques mécènes fidèles au premier rang desquels se trouve le prince Albert 1er de Monaco, il réalise une œuvre peu abondante mais d’une belle qualité plastique répartie en portraits, monuments, décors et objets d’art.

Ce livre, synthèse des travaux universitaires de l’auteur, constitue donc la première monographie, suivie d’un catalogue raisonné, de Constant Roux.

Constant Roux, catalogue raisonné

vendredi 21 octobre 2011

Monument commémoratif pour le fort Saint-Nicolas (Oscar Eichacker sculpteur)

Le 25 janvier 1957, le sculpteur Oscar Eichacker (1881-1961) soumet au maire de Marseille Gaston Defferre (1910-1986) un projet de décoration pour le fort Saint-Nicolas. Il s’agit d’un monument commémoratif : l’allégorie de la France ou de la République se dresse devant le drapeau national ; à ses pieds, un soldat mort gît tandis qu’un olivier s’élance, symbole de la paix retrouvée grâce à ce noble sacrifice. Pour appuyer son projet, l’artiste envoie les photographies d’un dessin de mise en situation et d’une maquette en plâtre. Pour autant, le projet reste lettre morte.

Oscar Eichacker, Monument commémoratif pour le fort Saint-Nicolas, dessin, 1957

Oscar Eichacker, Monument commémoratif pour le fort Saint-Nicolas, plâtre, 1957