mardi 22 avril 2008

Berthe Girardet

Il y a une femme sculpteur marseillaise qui m’intéresse depuis longtemps : Berthe Girardet. Je prévois de lui consacrer un article conséquent à l’occasion. Pour aujourd’hui, je vous soumets la notice que je lui ai consacrée dans le Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte d’Azur :

Berthe Girardet, Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien, groupe en marbre, 1913
The Detroit Institut of Art, États-Unis

Girardet Berthe, née Imer (Marseille, 8 avril 1861 – Neuilly-sur-Seine, 6 décembre 1948), sculpteur.
Fille de Charles Gustave Imer, un négociant d’origine suisse, elle se forme à la sculpture dans l’atelier d’Émile Aldebert avant de compléter sa formation artistique à Paris auprès d’Antonin Carlès. Elle expose à Marseille et à Paris à partir 1890 ; elle demeure essentiellement fidèle au Salon des Artistes Français (mention honorable en 1902) jusqu’en 1944 malgré quelques incursions au Salon d’Automne (1904) ou à l’Union des Femmes Peintres et Sculpteurs (1928). Son mariage avec le peintre suisse Paul Girardet en 1893 lui permet d’exposer dans la section helvète lors de l’Exposition Universelle de 1900 où elle obtient une médaille d’or. En février 1925, la galerie parisienne Jean Charpentier lui consacre une importante exposition rétrospective. Son œuvre se compose principalement de portraits de caractère (Le Torero ; La Vieille – musée de Neufchâtel, Suisse) et de scènes de genre (La Bénédiction de l’aïeule ; L’Enfant malade – collection de la Ville de Paris, dépôt d’Ivry ; Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien – The Detroit Institut of Art, États-Unis). Après la première Guerre mondiale, la commémoration des victimes du conflit (Aux héros inconnus, stèle de l’ossuaire de Douaumont) et la religion occupent une part important de sa production même si, dans la même période, elle réalise pour la Ville de Marseille un bas-relief intitulé Sérénité. Enfin, soucieuse de l’édition de ses œuvres, elle collabore entre autres avec les manufactures de Sèvres et de Charenton (biscuit, grès polychrome) ainsi que la maison Christofle (bronze galvanisé).


Berthe Girardet, Sérénité, bas-relief en marbre, 1931
Allée Ray Grassi, 8e arrondissement

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