mercredi 9 avril 2008

La Tragédie et la Comédie (Henri Lombard sculpteur)

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous communiquer deux notices de ma thèse de doctorat :

Henri Lombard, La Tragédie, statue en marbre, 1910
Opéra de Marseille, 1er arrondissement

Henri Lombard obtient de l’État la commande d’une statue pour le nouveau conservatoire national de musique, La Tragédie, le 9 février 1910. Cependant, dès octobre 1909, il œuvre à cette figure, objet d’une « éventuelle commande » pour laquelle il est pressenti. 2 500 francs sont attribués pour le plâtre (18 mars 1910 : 2 250 francs ; 6 janvier 1912 : 250 francs) et 8 000 francs pour le marbre (payé intégralement le 5 janvier 1911). Par ailleurs, l’État rembourse les frais d’acquisition du bloc de marbre. La sculpture en marbre apparaît au Salon de la Société des artistes français de 1910 (n°3806), puis à l’exposition des œuvres commandées par l’État et livrées en 1910.
Un an plus tard, le sculpteur marseillais reçoit, le 25 février 1911, une seconde commande dans des circonstances similaires : La Comédie pour le conservatoire national de musique. De nouveau, 2 500 francs sont attribués pour le plâtre et 8 000 francs pour le marbre (paiement intégral le 5 février 1912). La sculpture figure au Salon de 1911 (n°3559), puis à l’exposition des œuvres commandées par l’État et livrées en 1911. De fait, l’artiste y travaille dès avant la commande ferme ; d’autant plus que l’esquisse en terre cuite montre quelques tâtonnements dans l’élaboration du sujets : recherche de drapé (sein droit couvert), d’expression de la tête et du mascaron grotesque.



Henri Lombard, La Comédie, esquisse en terre cuite, 1910
Collection personnelle
Henri Lombard, La Comédie, statue en marbre, 1911
Opéra de Marseille, 1er arrondissement

La Tragédie et La Comédie ne semblent pas avoir décoré longtemps le conservatoire national de musique et retourner rapidement au dépôt des marbres. Finalement, le 3 avril 1928, le sénateur-maire de Marseille, Siméon Flaissières, réclame les deux œuvres pour compléter le décor du nouvel Opéra de Marseille, à la demande d’Henri Lombard.

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