mercredi 16 avril 2008

L'ancien théâtre des Variétés (Stanislas Clastrier sculpteur ?)

Suite du dépouillement de l’exposition Tête à tête (Préfecture des Bouches-du-Rhône, journées du patrimoine 2007) :


Théâtre des Variétés
37, rue Vincent Scotto (ex-rue de l’Arbre), 1er arrondissement

Stanislas Clastrier ?, Jacques Offenbach, médaillon, 1887
Théâtre des Variétés, 37, rue Vincent Scotto (ex-rue de l’Arbre), 1er arrondissement

Lieu voué au spectacle depuis 150 ans, se succèdent ici le Casino (1857) et les Folies Marseillaises (1878) avant la construction du Théâtre des Variétés. Ce dernier – dont il nous reste aujourd’hui la façade édifiée par l’architecte Joseph Letz (1837-1890) – est inauguré le 8 octobre 1887. Son décor, bien que modeste, rappelle encore sa programmation d’opérettes et de vaudevilles : à droite, figure le profil de Jacques Offenbach (1819-1880), compositeur fétiche du Second Empire facilement identifiable à ses lorgnons et son collier de barbe ; à gauche, se présente Alexandre Dumas fils (1824-1895), auteur dont les pièces aux accents réalistes se rattachent néanmoins au théâtre de boulevard et que l’on différencie de son père par le port d’une moustache fournie. Les deux médaillons, couronnés d’une lyre et reposant sur du chêne et du laurier, sont vraisemblablement l’œuvre de Stanislas Clastrier (1857-1925), régulièrement sollicité à cette époque pour ce type d’ornementation. Le discours se poursuit ensuite par l’évocation de quelques noms : le compositeur d’opérettes Robert Planquette (1848-1903), le librettiste Joseph Méry (1798-1866) et le dramaturge Léon Gozlan (1803-1866), ces deux derniers étant Marseillais.
Mais les modes changent. En 1906, pour lui donner une nouvelle jeunesse, l’architecte Joseph Huot (1871-?) transforme l’intérieur du théâtre en music-hall. Il devient alors le Variété-Casino où l’on programme, dans les premiers temps, des opérettes précédées d’un concert ; rapidement toutefois, on évolue vers la revue légère. Le déclin amorcé ne s’achève qu’à la fin des années 1990 lorsque le cinéma pornographique des Variétés cède la place à un cinéma d’art et d’essai. Un nouveau décor est alors plaqué sur la façade de 1887 : le nom des lieux s’affiche désormais en néons roses fluorescents et un œil lumineux enserre l’effigie de Dumas, symbole d’un regard nouveau sur le septième art… et sur la sculpture !

1 commentaire:

dr-tchuky a dit…

Connaissez vous l'histoire du bas-relief qu'on voit dans la salle 1 sur le mur près du plafond a droite? Quand je l'ai vu la premiere fois j'ai cru que c'est des restes de décorations de l'époque de baroque, tellement ça ressemble hôtel de ville. Mais maintenant il semble, que c'est plutôt la décoration d'ancien théâtre, donc de 19me.