jeudi 4 septembre 2008

Fabienne Bérengier

Une nouvelle notice de Marseillaises, 26 siècles d’histoire, version 1999 :

L'atelier de Fabienne Bérengier, vers 1938

Bérengier Fabienne (Marseille 25.5.1900-Marseille 25.5.1975)

Dernière représentante d’une famille d’artistes (architectes dont son grand-père Pierre-Marius [église Saint-Michel-Archange] et son père Paul, peintres, graveurs et sculpteurs) qui travaillent à Marseille durant tout le XIXe siècle, Fabienne Bérengier entre à l’école des beaux-arts de la Ville en octobre 1917 pour apprendre la sculpture. Elle suit alors les cours de dessin professés par Marie Magaud ainsi que ceux de modelage sous la férule de Henri Raybaud. Douée, elle obtient dès 1918 le prix Cantini, premier d’une longue liste. Elle reçoit ainsi la bourse Aletti-Dumoulin décerné par la Société des Beaux-Arts de France et d’Outremer qui lui permet de découvrir l’Afrique du Nord, contrée qui la marque profondément.
Très tôt, la Chambre de Commerce fait appel à son talent, déjà manifeste, afin d’illustrer par des figures grandeur nature des scènes de vie quotidienne, notamment pour le palais de l’Afrique Occidentale à l’exposition coloniale de 1922. La sculpture ethnographique occupe d’ailleurs une place importante dans son œuvre (Antillaise, Jeune Soudanaise, statues bronze ; Potier arabe, statuette terre cuite...). Par ailleurs, fidèle à une foi religieuse héritée d’une famille très pieuse, elle met son talent au service de l’Église. Elle décore, en collaboration avec l’artiste peintre Marguerite Allar (cachet Atelier Allar-Bérengier sur les sculptures en terre cuite), la chapelle Saint-Lucien aux Goudes ; elle réalise le monumental Saint Jean Eudes pour l’église du Sacré-Cœur de Marseille. En 1935, un Saint François d’Assise la représente à l’exposition catholique. Pour autant, elle ne néglige pas la commande privée et peut sculpter, avec autant de passion, une Ondine pour une pièce d’eau du château de Calas ou un Faune pour un jardin à Éguilles.
Fabienne Bérengier participe régulièrement au Salon de la Société des Artistes Français à Paris et aux expositions des Artistes Provençaux. Plus rarement, elle montre ses sculptures dans des galeries : chez Jouvène en 1934, avec Marguerite Allar, et en 1956, avec Louis Audibert, ou bien chez Sauveur Stammegna en 1970 et 1974. De nombreuses récompenses jalonnent sa carrière. En 1941, elle est gratifiée du 1er prix des Traditions Occitanes avec la statuette d’un Gardian. En 1954, elle obtient le 1er prix du Conseil Général des Bouches-du-Rhône. Enfin, en 1971, le prix Gontard et Desplaux rend un ultime hommage à son œuvre sobre mais si expressive.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

bonjour
j'ai en ma pocession une terre cuite de fabienne berengier signé "F. Berengier" depuis de nombreuses années et dont j'amerai vous communiquer la photo pour que vous puissiez la mettre dans votre cite que je consulte trés souvent
merci+++