mardi 11 novembre 2008

Marius Ramus

Nouvelle notice issue du Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte d’Azur :

Ramus Joseph Marius (Aix-en-Provence, 19 juin 1805 – Nogent-sur-Seine, Aube, 3 juin 1888), sculpteur
Élève de Clérian à Aix, puis de Cortot à Paris, il remporte un 2nd Prix de Rome en 1830 avec Thésée vainqueur du Minotaure (bas-relief plâtre, musée Granet). Cette même année, il débute au Salon où il figure jusqu’en 1887. Il y remporte quelques succès : médaille de 2e classe en 1831 (Le Comte de Forbin, directeur général des musées et protecteur du sculpteur, buste plâtre – musée Granet), médaille de 1ère classe en 1839 (Céphale et Procris, groupe marbre ; Melle…, buste marbre). Il obtient de plus une mention honorable à l’Exposition Universelle de 1855. Au demeurant, il est chevalier de la Légion d’honneur depuis 1852. Il reçoit de très nombreuses commandes publiques : Portalis (statue marbre, Salle des Séances au Sénat), Anne d’Autriche (statue marbre, Jardin du Luxembourg), Saint Jean (statue marbre, église Saint-Étienne-du-Mont, Paris), Didon (statue, Cour du Louvre), Gassendi (statue bronze, Digne), Pierre Puget (statue marbre, parc Borély, Marseille), Mgr de Belsunce (statue bronze, Marseille). Il collabore par ailleurs à de nombreux édifices : Fontaine de la Rotonde (La Justice) et Palais de Justice (Portalis et Siméon, statues marbre) à Aix, Notre-Dame-de-la-Garde (Eugène de Mazenod et Pie X, statues marbre) et Palais de Justice (La Prudence et La Force, hauts-reliefs pierre) à Marseille. À la fin du Second Empire, son art est contesté à Marseille : on lui reproche d’avoir plus de relations que de talent et un style néoclassique dépassé. Il quitte alors la Provence et s’établit à Nogent-sur-Marne où il finit son existence.

Marius Ramus, Pierre Puget, statue marbre, 1855
Parc Borély, 8e arrondissement
(la statue est comparée à un bourreau exhibant une tête tranchée)

Marius Ramus, La Force, statue pierre, 1862
Palais de Justice, 6e arrondissement
(la statue fait scandale par sa lourdeur, comparée au reste du décor)

Son œuvre est bien représentée dans les musées des Beaux-Arts français : à Aix-en-Provence (Colère mêlée de mépris, tête d’expression plâtre, 1829 ; Les Niobides, bas-relief plâtre, 1829 ; Louis-Mathurin Clérian, buste plâtre, 1830 ; Daphnis et Chloé, groupe plâtre, 1834 ; Vauvenargues, buste marbre, 1834 ; Adolphe Thiers, buste marbre, 1839 ; François Marius Granet, buste marbre, 1839 ; Mgr Pie Chalandon, buste marbre, 1861 ; Le Pêcheur jetant l’épervier, statue marbre, 1872 ; Autoportrait, buste marbre, 1885), à Marseille (Première pensée d’amour, statue marbre, 1845 ; Le Vicomte de Suleau, sénateur, ancien préfet des Bouches-du-Rhône, buste marbre, 1853), à Paris (Le Comte de Forbin, buste marbre, 1853 – musée du Louvre) ; à Rouen (Frédéric Bérat, buste), à Troyes (David combattant Goliath, statue marbre ; Idylle, groupe plâtre ; Casimir Perrier, buste plâtre, 1876 ; Adolphe Thiers, buste marbre, 1879), Versailles (Jean de La Fontaine, buste marbre ; Henri de Bauffremont, marquis de Senecey, maréchal des camps et armées du roi, plâtre).

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