lundi 19 janvier 2009

Ary Bitter

Il est des sculpteurs qui m’intéressent moins pour des raisons arbitraires. Peut-être parce qu’ils ont été étudiés par d’autres que moi. C’est le cas d’Antoine Sartorio qui, d’après mes sources, devrait faire l’objet d’une exposition cette année aux archives départementales des Bouches-du-Rhône. C’est également le cas d’Ary Bitter qui possède son site Internet (ary.bitter.free.fr). Je vous fournis toutefois aujourd’hui la notice que je lui ai consacré dans le Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte d’Azur :

Ary Bitter, Lion et enfant, groupe marbre, 1926
Escalier de la gare Saint-Charles, 1er arrondissement

Bitter Ary Jean Léon (Marseille, 29 mai 1883 – Paris, 14 juin 1973), sculpteur
Élève d’Aldebert, il obtient une bourse en 1902 pour poursuivre ses études à Paris. Là, il fréquente les ateliers de Barrias, Coutan et Peter. Il expose au Salon des Artistes Français de 1910 à 1939 où il remporte de nombreuses récompenses : mention honorable en 1910 (Enfant au chevreau, groupe plâtre), médailles de bronze en 1913 (Chant, cantate, groupe plâtre, et Fontaine, marbre), d’argent en 1921 (Bacchus, statue, et Pastorale, fillette et cabris, groupe) et d’or en 1924 (Diane, statue pierre). Par ailleurs, il obtient une médaille d’or à l’Exposition Internationale de Paris en 1937. Durant l’Entre-deux-guerres, il réalise plusieurs monuments au morts : ceux de Saint-Jérôme et Saint-Louis à Marseille ainsi que celui de Sanary-sur-Mer. Il collabore en outre au décor de l’escalier monumental de la gare Saint-Charles à Marseille (deux groupes de Lion et Enfant). Il décore également de nombreux bâtiments éphémères : Pavillon de l’Alimentation (Exposition Nationale Suisse de Berne, 1914) ; La Verrerie pour le Palais de la Céramique et Héraklès pour le Palais du Métal (Exposition Internationale de Paris, 1937). Mais il travaille surtout pour l’édition, notamment les bronziers Susse frères (29 œuvres éditées) et la Manufacture Nationale de Sèvres (Diane, éditée en 1926 en biscuit, en grès et en terre cuite). Après la seconde Guerre mondiale, il se fait plus discret, ne sculptant guère que le Monument à Edmond Rostand de Cambo-les-Bains (1949-1952). Toutefois, il est promu membre de la Société d’Encouragement à l’Art et à l’Industrie (1949) ; d’autre part, il chevalier de la Légion d’honneur depuis 1932. On trouve ses œuvres dans quelques musées : à La Côte-Saint-André (10 terres cuites illustrant les opéras de Berlioz, 1938), à Marseille (Bacchus enfant, statue pierre ; Mme Nathan, buste bronze), à Roubaix (Diane, plâtre ; Surtout de table, terre cuite émaillée), à Paris (La Verrerie, terre cuite – Musée National d’Art Moderne).

Aucun commentaire: