jeudi 5 février 2009

Philippe Poitevin

Voici une nouvelle notice du Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte d’Azur :

Philippe Poitevin, Sésostris et Léon X, bustes en marbre, 1869
Palais des Arts, 1er arrondissement

Poitevin Philippe (Saint-Maximin, Var, 21 janvier 1831 – Marseille, 15 septembre 1907), sculpteur
Élève d’Armand Toussaint et de Marius Ramus, il fait ses débuts à l’exposition artistique marseillaise de 1851 : Briséis quittant la tente d’Achille (statuette), une main en marbre ; M. R. B… (buste). Il figure à l’Exposition Universelle de 1855 avec un Joueur de billes, statue marbre qui reparaît en bronze au Salon de 1859. Il expose à Paris jusqu’en 1872 et fréquente dans le même temps les expositions à Marseille (1858, 1859, 1860, 1861, 1864). Il y présente beaucoup de portraits, mais aussi un projet de Monument à Charles II d’Anjou, comte de Provence pour Saint-Maximin (1858). Dans la cité phocéenne, il décore le Palais Longchamp (Aristote, Cuvier, Puget, Poussin – médaillons bronze, 1867 ; Le Génie d’André Bardon et de Finsonius – groupe pierre, 1867 ; Consolat – buste marbre, 1870) et l’École des Beaux-Arts-Bibliothèque (Sésostris et Léon X – bustes marbre, 1869). Le musée des Beaux-Arts de Marseille conserve, entre autres, une Jeune fille à l’aiguille (statue marbre) et un Portrait de la femme de l’artiste (buste marbre).

Philippe Poitevin, Lévrier, torchère en bronze
Vendu en Grande-Bretagne le 1er novembre 1991

J’ai trouvé récemment de nouveaux renseignements sur ce sculpteur dans La Commune de Paris, révolution sans images : « [p.191] Quelques artistes proscrits se lancèrent même dans les activités manufacturières ou commerciales : à Londres, le caricaturiste Georges Pilotell fut imprimeur sur étoffes et le sculpteur Philippe Poitevin – qui avait [p.192] commencé une carrière prometteuse, ainsi qu’en témoignent notamment la réalisation de nombreuses décorations sculptées des Tuileries et du Louvre, une distinction au Salon de 1859, un achat de l’État et la participation à la décoration des façades du musée de Marseille1 – créa une compagnie d’importation de fleurs artificielles et d’articles de Paris2. »
Par ailleurs, il poursuit ses activités de sculpteur durant son exil comme le prouve une statuette en plâtre d’un gentleman aux courses en redingote et haut-de-forme dit Le Dandy (1882). De cette époque date certainement aussi cette torchère en forme de Lévrier.

1 Archives nationales F/21/484 et F/21/1757.
2 Archives de la Préfecture de police, dossier Ba/428.

7 commentaires:

GUEDER a dit…

Vous mentionnez le buste en marbre" Portrait de la femme de l'artiste". Connaissez-vous le nom de famille de la femme de Philippe Poitevin? Il m'a été dit qu'elle était la grande tante de ma mère...Je voudrais pouvoir le vérifier.
Cordialement,

GUEDER a dit…

Vous évoquez le buste en marbre "Portrait de la femme de l'artiste" de Philippe Poitevin. Connaissez-vous le nom de famille de la femme de Philippe Poitevin? Il m'a été dit qu'elle serait née Gueder( et la grande-tante de ma mère )

Laurent Noet a dit…

Je ne connais malheureusement pas le nom de jeune fille de la femme de Philippe Poitevin. Je vous conseille d'aller aux archives municipales de Marseille et d'essayer de retrouver leur acte de mariage.

Anonyme a dit…

Merci. j'ai, depuis mon premier message, obtenu l'information que je recherchais. Je me suis déplacée aux archives de la ville de Marseille. Organisez-vous des visites commentées de Marseille et de ses sculptures dans l'espace public? J'en serais vivement intéressée!

Laurent Noet a dit…

Je n'habite plus Marseille et donc ne fais plus de visites, sauf lors des Journées du Patrimoine où j'officie à la Préfecture.
Sinon, vous ne m'avez pas dit si votre aieule avait bien épousé Philippe Poitevin.

Anonyme a dit…

Philippe Poitevin était l'oncle par alliance de mon grand-père maternel, lui-même graveur. Il est décédé chez J. Baptiste Gueder, arrière grand-père de ma mère. Et il a signé en qualité de témoin l'acte de naissance de mon grand-père. Ma mère est également apparentée à l'architecte du diocèse et de la ville de Marseille, André Mouren. Pour des raisons complexes, liées à l'Histoire tumultueuse de la ville de Marseille entre deux guerres, ma mère a été coupée de son histoire familiale. C'est pourquoi je suis vivement intéressée par votre site et vos travaux.Je regrette de devoir attendre les prochaines journées du patrimoine pour une visite guidée!

Laurent Noet a dit…

Je pense que nous aurions beaucoup de choses à nous dire? Pourriez-vous me contacter par mail (laurent.noet@free.fr).