vendredi 28 août 2009

Raymond Servian

J’ai dernièrement acheté un livre de Paul Sentenac, datant de 1954, sur un sculpteur marseillais que je connais mal : Raymond Servian. Je vous confie alors la notice issue de mon Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte d’Azur qui lui est consacrée :

Raymond Servian
Photo extraite de l’ouvrage de Sentenac

Servian Raymond (Marseille, 18 mai 1903 – Marseille, février 1954), sculpteur
Fils du critique Ferdinand Servian, il est l’élève d’Aldebert et de Martin à l’École des Beaux-Arts de Marseille. À partir de 1922, il expose régulièrement au Salon des Artistes de Provence. Par ailleurs, en 1924, il est classé second, derrière Sartorio, dans le concours du Monument aux héros des armées d’Orient et des terres lointaines. Il réalise différents décors monumentaux : une frise pour la façade du Palace d’Avignon (1928), une tête de Mercure pour l’Annexe du Palais de Justice de Marseille (1933) et le Monument national aux héros de la Police morts pour la défense de la Patrie (1945). En 1946, l’exécution d’un profil monumental de la Vierge, sculpté directement dans la roche à Rogne (Bouches-du-Rhône), lui vaut les suffrages de l’Église qui lui confie d’autres chantiers : la statue de Saint Augustin (1947) pour l’église Saint-Ferréol à Marseille et Notre-Dame de la Victoire (1946) pour la Sainte-Baume afin de remplacer un bas-relief de Clastrier fondu en 1944. Il est également l’auteur de La Madone des Pêcheurs de l’île de Bendor. Quelques musées conservent ses œuvres : à Digne (Le Remords, statuette, 1926), à Marseille (Jules Cantini, buste marbre, 1936 – musée Cantini ).

Raymond Servian, Le Conducteur de tracteur, bas-relief pierre, 1936
Bourse du Travail, 23 bd Charles Nédélec, 3e arrondissement

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