mercredi 21 octobre 2009

Jean-Marie Baumel

Voici une nouvelle notice du Dictionnaire des Peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte d’Azur :

Baumel Jean-Marie (Marseille, 2 novembre 1911 – Neuilly, Eure, 2 juin 1978), sculpteur
Élève de Bouchard à Paris, il expose au Salon des Artistes Français où il reçoit de nombreuses récompenses : médaille d’argent en 1935 (L’Aumône, bas-relief plâtre), prix Chenavard et médaille d’or en 1936 (Idylle, groupe pierre), prix Puvis de Chavannes en 1965 (portail de l’église Notre-Dame de la Salette, Paris) et médaille d’honneur en 1978 (Grand nu debout, statue plâtre). En 1937, il décore l’une des façades du Pavillon du Vatican à l’Exposition Internationale de Paris ; L’Action catholique des jeunes chrétiens de différentes conditions (l’Artiste, l’Intellectuel, le Paysan et le Marin) lui vaut alors une médaille d’argent et une bourse de voyage. En 1939, il réalise pour la ville d’Annecy le Monument à Claudius Gallet (buste bronze). Après-guerre, il fréquente le Salon d’Automne dès 1945 ainsi que le Salon de la Jeune Sculpture de 1959 à 1964. En 1950, il orne le tunnel autoroutier de Saint-Antoine de deux bas-reliefs en béton : Marseille et la mer Méditerranée d’un côté et La Provence et ses principaux monuments de l’autre. En 1956, il est l’auteur à Agde d’un Monument à la République (buste pierre, déposé au musée d’Agde depuis 1995 et remplacé par une copie). Il sculpte par ailleurs le Monument aux morts de 1939-1945 de la gare de Dieppe, un groupe de Baigneuses (pierre) pour un square de Bandol, un Grand nu accroupi (statue pierre) pour le parc du grand ensemble Montmédy à Créteil, les cariatides en bois de six mètres de haut d’une salle d’audience du Palais de Justice d’Abidjan ainsi que des médailles (Photographie au sol de la planète Mars par la sonde Viking, 1976).

Jean-Marie Baumel, Marseille et la mer Méditerranée, béton, 1950
Tunnel autoroutier de Saint-Antoine, 15e arrondissement

Le tunnel, construit pour le premier tronçon de l'autoroute A7 au départ de Marseille, a été mis en service en 1947 et inauguré en 1951. Les deux bas-reliefs ornant chaque tête ont été probablement taillés dans le béton armé frais, selon la technique dite "sculpture à fresque".

Bibl. : Anonyme, « In memoriam. Jean-Marie Baumel », Club français de la médaille, n°64, 3e trimestre 1979, p.104-106.

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