dimanche 22 novembre 2009

Lucien Chauvet

Voici une nouvelle notice du Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte d’Azur, suivie d’une court historique d’œuvre :

Chauvet Lucien (Pertuis, vers 1832 – ?, après 1900), sculpteur
Il expose à Marseille dès 1851 : Hyacinthe blessé par Apollon (1851), L’Amour vaincu par Bacchus (groupe plâtre, 1852), Madame C… (buste, 1862). Le 3 novembre 1854, il obtient une bourse municipale de 400 francs pour poursuivre ses études à Paris. De retour à Marseille, il participe aux grands travaux du Second Empire : deux Griffons pour le parc Borély (1864), Les Génies de Duparc et de Réattu ainsi que des mascarons pour le Palais Longchamp (1867), Tritons portant les armes de Marseille pour la fontaine Espérandieu de l’École des Beaux-Arts – Bibliothèque (1870). En avril 1900, il participe au concours de la statue de la République destinée à l’escalier d’honneur de la Préfecture des Bouches du Rhône.

Jules Cavelier et Lucien Chauvet, Fontaine Espérandieu, 1868
Boulodrome du Palais des Arts, place Carli, 1er arrondissement

Le chantier de l’École des Beaux-Arts – Bibliothèque (dite aujourd’hui Palais des Arts) annonce la fin des grands travaux du Second Empire. Le décor sculpté est dorénavant moins luxuriant – donc moins coûteux – et confié à des artistes locaux. La fontaine Espérandieu fait exception puisqu’elle est réalisée pour moitié par un statuaire parisien grand prix de Rome, Jules Cavelier (1814-1894) ; pour son mascaron il ne touche cependant que 1800 francs-or, très loin des 130000 francs-or reçus pour ses travaux du Palais Longchamp. De son côté, Lucien Chauvet perçoit 2500 francs-or pour l’ornementation du fronton de ladite fontaine. Commandée en 1868, le procès-verbal de réception de l’œuvre est dressé le 7 mai 1870.

Aucun commentaire: