vendredi 4 décembre 2009

Henri Lombard

Bien que je lui ai consacré de nombreux articles, je me suis rendu compte que je n’avais jamais donné de biographie d’Henri Lombard. Je répare cet oubli en publiant aujourd’hui la notice que je lui ai consacrée dans le Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte d’Azur :

Les pensionnaires de la Villa Médicis en 1885
Henri Lombard se trouve au centre, sur la rambarde de l’escalier avec une canne
Allongé sur la même rambarde, en veste claire, se trouve Claude Debussy

Lombard Henri Édouard (Marseille, 21 janvier 1855 – Paris, 23 juillet 1929), sculpteur.
Frère de l’architecte Frédéric Lombard (1850-1906), il est l’élève d’Antoine Bontoux à Marseille et de Jules Cavelier à Paris. En 1882, il obtient un 2nd prix de Rome et, en 1883, le Grand Prix avec La Mort de Diagoras de Rhodes. Dès 1878, il participe au Salon de la Société des Artistes Français. Sa Sainte Cécile (1880, médaille de 2e classe) le révèle à ses contemporains et lui gagne la confiance des édiles parisiens (Camille Corot pour l’Hôtel de Ville et deux piliers ornementés pour la place de la République). Au Salon de 1883, sa Judith (musée des Beaux-Arts de Marseille) le place dans la mouvance néo-florentine, ce que ne démentent pas ses envois romains (Diane, Judith et Holopherne devenu ultérieurement Samson et Dalila – Agen). Il expose régulièrement ses compositions commandées par l’État ou par un tiers, dont Pierre Puget (1905, Marseille) et L’Été (1906, aujourd’hui au parc de Saint-Cloud), La Tragédie et La Comédie (1910 et 1911, Opéra de Marseille)... ainsi que des sujets de taille modeste destinés à une clientèle privée. Décorateur fort apprécié, on le retrouve aux frontons du Palais de Justice de Nice (La Justice entre la Force et la Vérité, 1893) et de la Caisse d’Épargne de Marseille (La Provence rurale et maritime, 1904) ou encore, dans la capitale, à l’Opéra Comique et au Grand Palais (La Paix, 1900). Il est respectivement médaillé d’argent et d’or aux Expositions Universelles de 1889 et de 1900 et reçoit la Légion d’honneur (chevalier en 1894). Enfin, il mène une carrière d’enseignant à l’École nationale des Beaux-Arts : il succède à Laurent Marqueste comme professeur de modelage aux cours du soir en 1900 et le demeure jusqu'à sa mort.

Achats de l’État au Salon de 1883 dont la Judith d’Henri Lombard
La statue en plâtre est aujourd’hui conservée sans son socle à colonnettes
qui a été réattribué au groupe Roger et Angélique de Barye (musée du Louvre)

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