lundi 14 décembre 2009

Iconographie : Commerce et Navigation

Le 27 novembre dernier, j’ai évoqué la non-réalisation de deux monuments dédiés à la Navigation et au Commerce. Si ces œuvres n’ont pas vu le jour, leur iconographie n’est cependant pas absente du centre ville de Marseille. En effet, on la retrouve sur les façades de deux anciens palaces de la Canebière.
Ainsi, le Grand Hôtel Noailles édifié au début des années 1860 par les frères Pierre-Marius et Alexandre Bérengier (aujourd’hui commissariat de police ou « police-palace ») présente-t-il un superbe dessus-de-porte : le décor est sculpté par le grand prix de Rome parisien Auguste Ottin (1811-1890). Ses allégories du Commerce et de la Navigation, sous les traits d’Hermès et d’Amphitrite, rappellent la proximité du port et du palais de la Bourse.

Auguste Ottin, Le Commerce et la Navigation, dessus-de-porte, vers 1863
62 La Canebière – 1er arrondissement

Dans le même temps, l’architecte Jean-Charles Pot édifie le Grand Hôtel du Louvre et de la Paix (aujourd’hui magasin C&A), toujours sur la Canebière. La sculpture monumentale est alors confiée au sculpteur aixois Hippolyte Ferrat (1822-1882) : de part et d’autre de l’horloge du fronton, il campe deux figures michélangélesques symbolisant également le Commerce et la Navigation.

Hippolyte Ferrat, Le Commerce et la Navigation, fronton, 1863
49 La Canebière – 1er arrondissement

Les deux décors, quasiment en face l’un de l’autre, se répondent donc. Ils sont complétés par les quatre cariatides du Louvre et Paix évoquant les quatre continents, et par conséquent la richesse produite par le Commerce et la Navigation.

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