mercredi 25 mars 2009

Odette Singla

Je profite de la vente sur E-bay de deux médailles d’Odette Singla (La Mode, le 26 mars 2009 ; Saint Cassien et Urbain V, le 1er avril 2009,) pour vous communiquer la notice qui est consacrée dans le Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte d’Azur à cette sculptrice contemporaine et - une fois n'est pas coutume - encore vivante :

Odette Singla, La Mode (recto et verso)
Médaille en bronze de 7 cm, 1969


Odette Singla, Saint Cassien et Urbain V (recto et verso)
médaille en bronze doré de 6,8 cm, 1965

Singla Odette (Paris, 15 septembre 1926), sculpteur et graveur en médaille
Élève de Dropsy (gravure en médaille), Janniot et Gimond (sculpture) à l’École des Beaux-Arts de Paris, elle obtient un 2e 2nd prix, puis un 1er 2nd prix (1957) au concours de Rome, dans la section de gravure en médaille. Par ailleurs lauréate du prix Casa Vélasquez, elle passe deux années à Madrid d’où elle rayonne sur la péninsule ibérique et le Maroc. De retour à Paris, elle reçoit le Diplôme National des Arts Plastique (mention bien). Elle est ensuite nommée sur concours professeur de dessin à l’École des Beaux-Arts et Architecture de Marseille ; elle y enseigne le dessin aux futurs architectes. Parallèlement, la Monnaie lui commande régulièrement des médailles (Nativité, Coco Chanel, Marie Mauron, Union du comté de Provence au royaume de France…) ; EDF, la Chambre de Commerce de Marseille, la mairie d’Éguilles font également appel à son talent. Elle participe à de nombreuses expositions de groupe, tant à l’étranger (Madrid, Athènes, Rome, Prague, Cologne, Helsinki, Cracovie…) qu’en France (Salon des Artistes Français – médaille d’or en 1979…). Si elle est surtout médailleur, elle est aussi sculpteur. Elle obtient d’ailleurs le Grand Prix de Sculpture à la Biennale Internationale de Vichy en 1966. On lui doit ainsi plusieurs monuments : Mémorial Léon Betous, médaillon d’Alphonse Lavéran (hôpital militaire Lavéran, Marseille), Mémorial Jacques Deguigne, Monument au général Leclerc (quartier Saint-Charles, Marseille). Elle reçoit enfin les palmes académiques en 1977 et est élue à l’Académie de Marseille l’année suivante.

Odette Singla, Monument au général Leclerc, médaillon bronze
Avenue du général Leclerc, 3e arrondissement

Addenda du 1er avril 2009 : La Mode n'a pas trouvé preneur ; Saint Cassien et Urbain V s'est vendu 17,50 €.

lundi 23 mars 2009

Félix Chabaud

Voici une autre notice de mon Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte d’Azur :

Félix Chabaud, Le Génie des Arts, statue pierre, 1868
Palais des Arts, 1e arrondissement

Chabaud Louis Félix (Venelles, Bouches-du-Rhône, 14 mars 1824 – Aix-en-Provence, 25 avril 1902), sculpteur et graveur en médailles
Fils de paysans mais orphelin de père à quinze ans, il entre alors en apprentissage chez un marbrier aixois. Ses prédispositions le conduisent à l’École de Sculpture d’Aix. Enfin, muni d’une bourse municipale, il poursuit ses études à Paris, dans l’atelier de Pradier. En 1848, il remporte le Grand Prix de Rome de gravure en médailles avec son Mercure formant le caducée qui lui ouvre les portes de la Villa Médicis. De retour à Paris, il expose au Salon à partir de 1853, date à laquelle il reçoit une médaille de 3e classe (L’Agriculture, médaille bronze, et Cérès embrassant Triptolème, modèle cire) ; suivent trois rappels de médaille en 1857 (La Chasse, statue plâtre), 1859 (douze camées en pierres fines) et 1863 (L’Agriculture, statue plâtre, et Abolition de l’esclavage, bas-relief plâtre). Son condisciple romain et ami Charles Garnier lui procure de nombreuses commandes pour le décor de l’Opéra de Paris, notamment vingt-deux lampadaires en bronze sur deux modèles différents exposés en 1869 : L’Étoile du Soir et La Nuit. Après la chute du Second Empire, il s’éloigne volontairement de la scène artistique, ne faisant que quelques apparitions au Salon (1879 et 1886). Dans les Bouches-du-Rhône, on lui doit L’Agriculture de la fontaine de la Rotonde à Aix (1859) et divers ensembles à Marseille pour le Palais de Justice (Le Serment des magistrats entre les mains de Louis Bonaparte et La Provence présentant ses jurisconsultes à la France, 1862), le Palais Longchamp (Les Génies de Granet, de Vernet et de Papety, 1867) et la Bibliothèque – École des Beaux-Arts (Le Génie des Arts, 1868).

jeudi 19 mars 2009

François Truphème

Voici une nouvelle notice de mon Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte d’Azur :

François Truphème, Le Génie des Sciences, statue pierre, 1868
Palais des Arts, 1er arrondissement

Truphème François André Joseph (Aix-en-Provence 23 mars 1820 – Paris, 22 janvier 1888), sculpteur
Frère aîné du peintre Auguste Truphème, il est l’élève de Jean-Marie Bonnassieux. Il expose au Salon de 1850 à 1888 (exposition posthume). Il y reçoit une médaille de 3e classe en 1859 (Rêverie, statue marbre, et Ils n’ont pas de mère, statuette marbre), suivi de rappel en 1864 (Jeune fille à la source, statue plâtre) et 1865 (Le Berger Lycidas sculptant le bout de son bâton, statue marbre). Déjà, en 1855, il avait obtenu une mention honorable lors de l’Exposition Universelle. Il figure également, sous le Second Empire, aux expositions marseillaises : 1854 (André Chénier, bronze ; Le Printemps, buste marbre, musée Granet), 1858 (L’Automne, buste marbre ; Jeune fille aux poussins, bronze), 1861 (M. Borelly, médaillon bronze repoussé), 1863 (Moïse sauvé des eaux). Il travaille sur les grands chantiers parisiens (le Louvre, l’opéra, l’hôtel de ville, l’église de la Trinité) mais aussi en Provence. On lui doit à Aix : Enfants et cygnes pour la fontaine de la Rotonde (1860), Mirabeau pour le palais de Justice (1870), Les Arts et l’Industrie et Les Lettres et les Sciences pour l’entrée du cours (1882) ; à Marseille : Bonaparte discutant le code au Conseil d’État et Le Corps législatif présentant le code à Napoléon Ier pour le palais de Justice (1862), Les Génies d’Espercieux, Van Loo et Paulin Guérin pour le Palais Longchamp (1867), Le Génie des Sciences pour l’École des Beaux-Arts-Bibliothèque (1868). Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1880. Il est aussi l’un des fondateurs de La Cigale, société créée en 1876 par des artistes et écrivains méridionaux installés à Paris. Le musée Granet possède de nombreuses œuvres de cet artiste dont L’Oiseleur, statue plâtre (1878) ; d’autres musées conservent ses sculptures : à Brest (Invocation), à Carpentras (Mirabeau), à Clamecy (Le Repas de la couvée), à Lyon (Jeune fille à la source), à Marseille (Le Moineau de Lesbie, statue marbre, 1874), au musée d’Orsay à Paris (Angélique au rocher, statue plâtre, 1855), à Sète (Mignet), à Tarbes (Vénus grondant l’Amour).

vendredi 13 mars 2009

Les enchères sur e-bay

Cette semaine, quatre sculpteurs marseillais ont une actualité sur e-bay.
Le Joug de Constant Roux (1865-1942) reparaît (cf. article du 26 novembre 2008) avec un prix de départ plus raisonnable : 5 000 € au lieu de 8 000 €. L’enchère se termine dimanche 15 mars.
Le Maréchal Pétain de Louis Botinelly (1883-1962) est également proposé soldé (mise à prix de 49,99 € au lieu de 99,99 €) ; cependant le sujet reste délicat (cf. article du 6 mars 2009). L’enchère échoit le mardi 17 mars.

Berthe Girardet, La Vieille, buste en terre cuite vernissée

Berthe Girardet (1861-1948) revient avec une nouvelle version de La Vieille (cf. article du 18 février 2009). Cette fois, le buste est en terre cuite vernissée (40 x 45 cm). Le prix de départ est de 99 € et les enchères s’achèvent le mercredi 18 mars

François Carli d’après Houdon, Sabine Houdon, buste et signature

François Carli (1872-1957) figure cette semaine avec un buste, vraisemblablement en plâtre patiné terre cuite, sur un socle en marbre (hauteur : 21 cm ; poids : 1,6 kg). Il s’agit d’une reproduction du portrait de Sabine Houdon modelé par son père Jean-Antoine Houdon (Versailles, 1741 - Paris 1828) ; l’œuvre originale se trouve au Louvre. Le présent portrait est signé au dos F. Carli d’après Houdon. Outre son sujet plaisant, ce buste possède l’indéniable attrait d’une mise aux enchères à 1 €. L’échéance de la vente est prévue jeudi 19 mars.
En ce qui concerne les activités commerciales de François Carli mouleur, l’on peut en autres se reporter à l’article du 4 juin 2008 (L’atelier-musée des frères Carli).

Addenda du 20 mars 2009 : Seul le petit buste de François Carli a trouvé preneur comme cela était relativement prévisible. Les enchérisseurs se sont âprement disputés (30 enchères) le portrait de Sabine Houdon, cédé au prix honnête de 111 €.
Pour sa part, La Vieille de Berthe Girardet a été retirée de la vente avant son échéance.

jeudi 12 mars 2009

Le Monument à la Paix (Antoine Sartorio Louis Botinelly et Élie-Jean Vézien sculpteurs)

À l’ordre du jour de la commission des Monuments Historiques qui va se tenir ce mois-ci se trouve l’éventuelle inscription du Monument à la Paix. Comme j’en ai parlé dans mon ouvrage consacré à Louis Botinelly, je vous livre la notice de mon catalogue… évidemment très accès sur ce sculpteur sans doute au détriment des deux autres :
Le monument se présente comme un bouclier monumental supporté par deux colonnes historiées, précédées par un groupe de quatre allégories féminines (La Justice, Le Droit, La Liberté et Le Travail) présentant les portraits en médaillon de Louis Barthou et Alexandre Ier. Antoine Sartorio (1885-1988) exécute le groupe d'allégories, Élie-Jean Vézien (1890-1982) sculpte la colonne de gauche dite Colonne de la France. Louis Botinelly (1883-1962) réalise la colonne de droite dite Colonne de la Yougoslavie. Il taille sur le fût les motifs évoquant les villes de Morihava, Zagreb, Split, Ljubljana, Nagoricane, Saint-Jovan, Beograd. Il réalise en bas-relief les scènes représentant Le Tissage, Le Berger, La Fileuse, La Famille, Les Présents de la Terre, L'Agriculture.

Sartorio, Botinelly et Vézien, Monument à la Paix commémorant l'assassinat de Louis Barthou et Alexandre Ier de Yougoslavie
Pierre de Lens, 1938
Angle de la rue de Rome et de l'avenue Paul Peytral, 6e arrondissement

Historique : Le maréchal Franchet d'Esperey, président de l'Association des Amis de la Yougoslavie, est à l’origine de la création d'un comité spécial pour l'érection d'un monument aux victimes de l'attentat du 9 octobre 1934 à Marseille qui coûte la vie au ministre des Affaires étrangères Louis Barthou (1862-1934) et au roi Alexandre 1er de Yougoslavie (1888-1934). En définitive, cette commission va s'occuper de l'érection de deux monuments : un à Marseille, l'autre à Paris.
À Marseille, un sous-comité est créé sous la présidence de Gustave Bourrageas, directeur du quotidien Le Petit Marseillais. Si la volonté de commémorer le souvenir des victimes est une préoccupation des édiles marseillais, la localisation du monument est plus difficile à trouver. Une consultation des Marseillais eux-mêmes n'ayant rien donné, le comité choisi en définitive les jardins de la Préfecture. Une partie du financement est réunie grâce à une Journée nationale, le 7 avril 1935, pour l'érection d'un monument au roi Alexandre Ier de Yougoslavie, de Louis Barthou et des victimes du 9 octobre 1934. La mise au concours de ce monument est décidée par le comité en mai 1937. Trois projets sont retenus en juin 1937 dont un de l'architecte Gaston Castel en collaboration avec Louis Botinelly, Élie-Jean Vézien et Antoine Sartorio, ayant pour devise « Paix et Travail ». Ce projet obtient l'unanimité des voix à l’issue la seconde phase du concours en octobre 1937.

Gaston Castel, dessin préparatoire pour le Monument à la Paix, 1937
Musée d'histoire de la Ville de Marseille ?

Botinelly accompagne Gaston Castel et Paul Maunier lors de leur voyage en Yougoslavie du 9 au 20 janvier 1938. Ce voyage les conduit de Ljubljana à Oplenatz. Ils effectuent aussi des étapes à Belgrade, Zagreb, Oplenatz et Morihava. Au cours de ce périple, ils récoltent de la terre au mausolée d'Oplenatz, lieu de sépulture du roi Alexandre Ier. Castel et Maunier avaient déjà fait de même à Oloron-Sainte-Marie où Louis Barthou est inhumé. Le 20 mars 1938, de la terre provenant des deux lieux de sépulture est scellée dans le socle monumental du monument. Les travaux de construction s'échelonnent de janvier à décembre 1938 ; le monument est inauguré le 20 juin 1941. Quant à la maquette en plâtre du monument (conservée au musée d'Histoire de la Ville de Marseille), elle figure au Salon des artistes français de 1938, dans la section d’architecture, elle obtient une médaille d'or.

vendredi 6 mars 2009

Le maréchal Pétain (Louis Botinelly sculpteur)

Aujourd’hui, dans l’actualité des ventes sur Internet, je signalerai une œuvre de Louis Botinelly (1883-1962) : le portrait du maréchal Pétain (médaillon en terre cuite, Ø 18 cm, 1940).
Pour mémoire, je rappelle que Philippe Pétain (1856-1951) est appelé à la tête de l’État le 10 juillet 1940. Dès lors, son effigie se doit de trôner dans toutes les institutions françaises. À ce titre, le maire de Marseille inaugure, le 15 février 1942, dans l’hôtel de ville, un portrait du maréchal sculpté par Botinelly. Il s’agissait vraisemblablement – l’œuvre ayant disparu (détruite ?) à la fin de la guerre – d’un médaillon similaire à celui conservé dans la famille de l’artiste.

Louis Botinelly, Le maréchal Philippe Pétain chef de l’État Français, 1942
médaillon terre cuite, Ø 39,5 cm, collection Botinelly

Le médaillon proposé à la vente (échéance le mardi 10 mars 2009) est plus petit. Sa réalisation est sans doute consécutive à la visite officielle du chef de l’État vichyste à Marseille les 3 et 4 décembre 1940. Cela expliquerait l’allure martiale (képi). Sous la signature, se trouve le visa d’autorisation de l’État : cela indique une volonté de diffusion et de propagande.

Louis Botinelly, Le maréchal Pétain chef de l’État Français, 1940
médaillon terre cuite, Ø 18 cm

Après-guerre, certains reprocheront à Botinelly ces portraits… ainsi que le buste de Pierre Laval (1883-1945) sculpté en 1932 alors qu’il présidait le Conseil.

Bibliographie : Laurent Noet, Louis Botinelly sculpteur provençal. Catalogue raisonné, Mare & Martin, 2006 (cf. notice n°160)
Addenda du 10 mars 2009: l'oeuvre, compte tenu de son sujet délicat, n'a pas trouvé preneur ; elle est remise aux enchères pour le 17 mars prochain.

mercredi 4 mars 2009

Notre-Dame-de-la-Garde (Eugène Lequesne sculpteur)

En rangeant ma collection de cartes postales anciennes, je suis tombé sur Notre-Dame-de-la-Garde… et me suis rendu compte que je n’avais pas encore parlé de cette sculpture incontournable à Marseille.

Eugène Lequesne, Notre-Dame-de-la-Garde, statue en cuivre, 1870
6e arrondissement

En 1866, le conseil de fabrique décide d’ouvrir un concours entre trois grands prix de Rome parisiens pour le couronnement de la basilique, une statue de la Vierge de 9 m de hauteur : Charles Gumery (1827-1871) qui travaille alors à la préfecture des Bouches-du-Rhône, Eugène Lequesne (1815-1887) qui œuvre au Palais Longchamp et Aimé Millet (1819-1891) auteur du Versingétorix d’Alésia.
Le 2 août 1866, après une exposition de dix jours au musée, le jury – le maire Bernex, le président du tribunal de grande instance et membre de l’administration du sanctuaire Luce, le directeur de l’école municipale des Beaux-Arts Jeanron, le professeur de sculpture de ladite école Bontoux et l’architecte de l’édifice Espérandieu – juge les esquisses des artistes. La première, de style néogothique, est éliminée ; il en va de même pour la seconde dont l’expression ne paraît pas satisfaisante ; la troisième – celle de Lequesne – est choisie à l’unanimité. Le contrat entre l’administration du sanctuaire et le sculpteur est signé le 3 juin 1867.
La question du matériau fait aussi l’objet d’un vaste débat à l’hiver 1866-1867. Finalement la galvanoplastie – technique récente mise au point en Angleterre – est préférée au cuivre repoussé – technique ancienne ; quant au bronze, trop lourd, il est écarté dès le départ. La réalisation est confiée à la maison Christofle, les 18 et 23 juin 1867. La statue qui mesure en définitive 9,5 m est réalisée en quatre tronçons de cuivre, envoyés tels quels à Marseille.
La statue colossale est installée puis dorée à la feuille d’or pour protéger le cuivre de l’oxydation due à l’air marin. Elle est bénie par Mgr Place, évêque de marseille, le 24 septembre 1870, ce que rappelle une plaque de marbre scellée à l’intérieur de la sculpture. La réalisation a coûté 63480 francs-or.

Notre-Dame-de-la-Garde sortant des ateliers Christofle, vers 1870
Carte postale

mardi 3 mars 2009

Charles Ferrat

Voici la notice de Charles Ferrat qui suit celle de son frère aîné, toujours issue du Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte d’Azur :

Ferrat Charles Hippolyte Marcellin (Aix-en-Provence, 26 avril 1830 – Aix-en-Provence, 27 février 1882), sculpteur
Frère d’Hippolyte Ferrat, il se forme à la sculpture dans sa ville natale puis, muni d’une bourse municipale, dans l’atelier parisien de Francisque Duret. Il n’expose qu’une seule œuvre au Salon à Paris : Cyparisse. Le plâtre (musée Granet d’Aix-en-Provence) paraît en 1859 et le bronze en 1861. On le croise une fois également à Marseille, lors de l’exposition du Cercle Artistique en 1852 : La Ville d’Aix, statue plâtre. Il participe au décor de l’École des Beaux-Arts - Bibliothèque de Marseille (Putti tenant les médaillons 1864 et 1869).

Charles Ferrat, Putti tenant les médaillons 1864 et 1869, hauts-reliefs pierre, 1869
Palais des Arts, Place Carli, 1er arrondissement

dimanche 1 mars 2009

Hippolyte Ferrat

Nouvelle notice du Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte d’Azur :

Ferrat Jean Joseph Hippolyte Romain (Aix-en-Provence, 9 août 1822 – Aix-en-Provence, 24 octobre 1882), sculpteur
Frère aîné de Charles Ferrat, il est élève de Pradier. Il obtient un 2nd Prix de Rome en 1850 avec La Mort d’Achille. Il expose au Salon de Paris 1849 à 1870 ; on le retrouve ponctuellement dans des expositions à Marseille, notamment avec de l’art décoratif : 1852 (Monsieur E. L…, buste plâtre ; Hymne à l’Amour, vase bronze ; Ange emmenant une âme au ciel, groupe plâtre), 1860 (M. de Julienne, buste), 1862 (Le Triomphe de Diane et d’Apollon, vase en terre cuite émaillée ; Phébée et l’Amour, groupe bronze, argent et or). Il reçoit plusieurs commandes publiques : des décors pour les palais impériaux (Louvre, Tuileries, Compiègne), statue de François Tronchet (1859) pour le Conseil d’État au Palais Royal (aujourd’hui à Lisieux), Les Beaux-Arts pour la fontaine de la Rotonde à Aix (1860). À Marseille, on lui doit : La Condamnation et L’Acquittement pour le Palais de Justice (1862), Les Quatre continents (cariatides) ainsi que Le Commerce et la Navigation (fronton) pour l’hôtel du Louvre et de la Paix (1863), Les Génies de Puget, de Forbin et de Constantin au Palais Longchamp (1867). Le musée Granet d’Aix-en-Provence conserve plusieurs œuvres de cet artiste : Le Berger Corydon, statue plâtre, 1843 ; Émile Loubon, buste plâtre, 1852 ; L’Abbé de l’Épée, buste marbre, 1879.

Hippolyte Ferrat, Les Quatre continents, cariatides pierre, 1863
Grand hôtel du Louvre et de la Paix (magasin C&A), La Canebière, 1er arrondissement

Hippolyte Ferrat, Le Commerce et la Navigation, fronton pierre, 1863
Grand hôtel du Louvre et de la Paix (magasin C&A), La Canebière, 1er arrondissement