lundi 26 juillet 2010

Iconographie : les cariatides sirènes – 1

Sculpteur inconnu, cariatides sirènes, pierre, vers 1786-1792
Hôtel des Princes, 10 place du Général de Gaulle, 1er arrondissement
Ensemble et détail

L’Hôtel des Prince est un hôtel de voyageurs édifié à la fin du XVIIIe siècle sur les terrains de l’ancien arsenal détruit en 1784. Sa façade qui regroupe en fait trois maisons concentre l’essentiel du décor sur la partie centrale : outre le mascaron solaire d’Apollon (3e étage), on trouve un mascaron de Neptune et deux cariatides sirènes pour supporter le balcon d’honneur. La caractéristique principale de ces figures féminines aquatiques, très adaptées à un bâtiment proche du port, réside dans leur queue bifide de poisson.
Ce décor connaît une filiation sous le Second Empire, notamment durant la décennie 1860-1870. Plusieurs immeubles d’habitations, relativement éloignés de la mer, reprennent plus ou moins fidèlement le motif de cariatides sirènes.

Sculpteur inconnu, cariatides sirènes, pierre ou ciment, vers 1860-1864
60-62 rue Saint-Savournin, 1er arrondissement
Ensemble et détail

Le premier d’un point de vue chronologique se situe aux alentours de la plaine, au 60-62 rue Saint-Savournin. Il s’agit d’un vaste immeuble qui, avec huit fenêtres en façade, sort des normes du trois-fenêtres marseillais si commun dans ce quartier. Les cariatides scandent l’entrée tout en soutenant le balcon principal. Elles conservent les attitudes de leurs modèles, tout en inversant leur positionnement. Toutefois, elles ont perdu en finesse d’exécution : le dessin est moins fouillé, le traitement plus lourd.

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