vendredi 6 août 2010

L’église de Saint-Barnabé

Puisque la ligne 1 du métro a été prolongée, j’invite chacun à emprunter ce moyen de transport jusqu’à la station Saint-Barnabé où se trouve l’une des plus intéressantes églises de la ville. Celle-ci ayant été récemment ravalée, le plaisir de la découverte n’en sera que plus grand.

Église de Saint-Barnabé, 12e arrondissement

Le Conseil municipal de Marseille, par délibération du 25 août 1845, projette l’érection d’un nouveau sanctuaire dans le quartier de Saint-Barnabé, sur un terrain offert par un notable. Les plans et devis sont l’œuvre de l’architecte Pascal Coste (1787-1879). Mgr de Mazenod bénit la première pierre le 25 septembre 1846 ; le bâtiment, de plan basilical à trois nefs, est achevé l’année suivante. Le coût des travaux s’élève à 42000 francs-or répartis en don, souscription publique et subvention municipale (15000 francs-or).
L’église est complétée à la toute fin du XIXe siècle par l’adjonction d’un clocher-porche conçu par l’architecte Théodore Dupoux (1849-1924). Le projet, d’un coût total de 50184 francs-or en partie financé par le mécénat de Pierre et Jules Caire, date de 1892 ; les travaux débutent en 1893 et s’achèvent en 1896. C’est-là que se porte la totalité du décor sculpté : une galerie de trois saints en façade (Alexis Pigalio sculpteur) et trois tympans (Gabriel Joucla sculpteur).
Le programme iconographique est double : d’une part, le culte marial (tympan central et décor peint intérieur) ; d’autre part, l’évocation des donateurs de la paroisse. Ainsi, sur la façade, entre les deux saint patrons de la famille Caire, trouve-t-on saint Barnabé. Il rappelle la mémoire de Barnabé Capelle, notaire phocéen du XVe siècle qui dota une ancienne chapelle, détruite en 1666, d’un retable ; en remerciement de cet acte de générosité, ladite chapelle prit le vocable de Saint-Barnabé avant qu’il ne s’étendît à tout le quartier.

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