mercredi 10 novembre 2010

Monument aux morts des armées d'Orient et des terres lointaines (Antoine Sartorio sculpteur)

À la veille de la commémoration de l’Armistice du 11 novembre 1918, il me semble opportun de présenter un monument aux morts de 14-18. Marseille en compte de nombreux, mais j’ai décidé de m’arrêter ce matin sur le plus célèbre : le Monument aux morts des armées d'Orient et des terres lointaines. Labellisé « patrimoine XXe siècle » après l’avis favorable de la Commission régionale du patrimoine et des sites (CRPS) du 28 novembre 2000, il est depuis le 23 juillet 2009 inscrit sur la liste des Monuments historiques. Je vous soumets aujourd’hui la notice de la Drac le concernant :

Antoine Sartorio, Monument aux morts des armées d'Orient et des terres lointaines
Bronze, granit blanc de Corse, béton et pierre, 1927
60 Corniche du président J. F. Kennedy, 7e arrondissement

En novembre 1921, le gouvernement français donne l’autorisation d’ériger à Marseille un monument national aux Poilus d’Orient pour commémorer les victimes des armées françaises tombées loin du sol français pendant la grande guerre. Un concours est lancé peu après l’Exposition coloniale de 1922. Gaston Castel (1888-1971), architecte en chef du département et grand prix de Rome, est choisi parmi 17 concurrents. Il propose, avec son ami sculpteur Antoine Sartorio (1885-1988), les plans d’un monument formant un portique dressé sur le rocher promontoire devant la mer, comme pour rappeler que Marseille est la porte de l’Orient, mais aussi pour qu’il puisse être vu de loin. Le monument, conçu comme « un portique en plein ciel » est inauguré le 24 avril 1927.
Cette arche massive comporte en son centre un croissant et une étoile, son intrados est décoré de palmes stylisées. Elle est flanquée de part et d’autre de personnages en pied assurant la mémoire de l’armée de Terre et celle des combattants aériens, tandis que deux figures féminines aux ailes massives, plaquées sur le fruit des jambages, représentent leur héroïsme. Sur un socle, au centre de l’arche, se dresse la Victoire en bronze, les bras tendus vers le ciel. Sur les flancs de l’arche sont inscrits les noms et les dates des grandes campagnes du premier conflit mondial. Le tout est conçu en granit blanc, béton armé et pierre. Les conditions atmosphériques ont dégradé l'ensemble.

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