mercredi 29 septembre 2010

Mercure entre deux putti (Constant Roux sculpteur)

Cette semaine, et ce jusqu’au dimanche 3 octobre, se déroule dans les Yvelines la 81e foire nationale aux antiquités, à la brocante et aux jambons (j’adore cette association !) de l’île de Chatou. J’y ai eu la bonne surprise de découvrir le modèle en plâtre d’un décor de Constant Roux (1865-1942) conçu pour la Caisse d’épargne de Marseille. C’est l’occasion pour moi de rappeler livre que j’ai co-écrit avec Laurence Américi en 2004 sur le sujet : Bâtir un palais pour l’épargne.

Constant Roux, Mercure entre deux putti, plâtre, 1904
Modèle au demi d’exécution avec clous de mise au point
H. 78 cm – L. 186 cm – P. 20 cm

Le 26 novembre 1902, la Caisse d’Épargne des Bouches-du-Rhône décide de recourir à Constant Roux pour le décor de son nouvel hôtel. Ce dernier, pour la décoration des archivoltes qui lui incombe, estime son travail à 7000 francs alors que l’organisme financier chiffrait l’ouvrage à 5000 francs. Le 24 juin 1903, Eugène Rostand, le directeur la Caisse d’Épargne, autorise Albert Tournaire (1862-1958), l’architecte, à marchander au mieux. Un compromis est trouvé le 14 octobre suivant, moyennant 5 500 francs. Toutefois son emplacement n’est guère favorable à la réalisation d’une œuvre magistrale, digne d’un prix de Rome. Aussi le sculpteur s’en désintéresse-t-il partiellement comme l’architecte le constate par écrit le 5 mars 1904 : « J’ai écrit à M. Roux au sujet du retard dans lequel il nous met avec sa sculpture…mais sa réponse me prouve qu’il est encore plus en retard que je ne le pensais. Il a certainement laissé ce travail de côté pour faire autre chose car le modèle de son troisième motif n’est pas encore terminé ! »1 Le statuaire se justifie par une commande tardive comparée à celles de ses collègues et par l’occupation de son échafaudage par les ornemanistes. Dès lors, il s’active pour rattraper le temps perdu. L’ultime modèle est envoyé début avril à Marseille où Valentin Pignol (1863-1912) s’occupe de la pratique avant la venue de l’artiste le mois suivant. Finalement, sur le chantier ou dans les ateliers parisiens, le décor sculpté est achevé au mois de juin ; quant à l’édifice, il est inauguré dans la foulée, en juillet 1904.

Constant Roux, Mercure entre deux putti, pierre de l’Estaillade, 1904
Décor de la baie centrale, place Estrangin-Pastré, 6e arrondissement

Albert Tournaire, Caisse d’Épargne des Bouches-du-Rhône, 1904
Place Estrangin-Pastré, 6e arrondissement

1 Archives de la Caisse d’Épargne des Bouches-du-Rhône, boîte 38, Aa03, correspondance avec M. Tournaire concernant la construction de l’hôtel : lettre de Tournaire du 5 mars 1904.

lundi 27 septembre 2010

Les trophées de la cour d'honneur de la préfecture des Bouches-du-Rhône (E. Hardouin sculpteur)

La dernière fois, je vous ai parlé des grands hommes de la cour d’honneur de la préfecture ; aujourd’hui, je parlerai du décor qui leur font face : les trophées de l’hémicycle de cette même cour d’honneur.

E. Hardouin, trophées de l’hémicycle, bas-reliefs pierre, 1865
Cour d’honneur de la préfecture des Bouches-du-rhône, 6e arrondissement

Huit trophées sont prévus pour habiller l’hémicycle de la cour d’honneur. François Gilbert (1816-1891) est sollicité pour cet ouvrage. Eugène Guillaume (1822-1905) qui dirige le chantier de sculpture et définit le programme iconographique lui adresse les dimensions des panneaux. Le 21 mars 1865, Gilbert répond : il se plaint du délai de trois mois qui lui est imparti, des frais supplémentaires en praticiens et en voyage (de Paris à Marseille). En définitive, le travail est proposé un mois plus tard à un autre sculpteur : E. Hardouin. La soumission ayant été prévue pour Gilbert, son nom est rayé et remplacé par celui d’Hardouin ; quant au prix revu à la hausse, il passe de 8000 à 9600 francs. L’artiste signe sa soumission le 25 avril 1865 ; les œuvres achevées sont réceptionnées le 31 janvier 1866.
L’iconographie se divise, de gauche à droite, en quatre panneaux liés au travail (Agriculture, Commerce maritime, Industrie et Science) et quatre autres liés aux arts (Architecture, Sculpture, Peinture et Musique).

E. Hardouin, Agriculture, bas-relief pierre, 1865

E. Hardouin, Commerce maritime, bas-relief pierre, 1865

E. Hardouin, Industrie, bas-relief pierre, 1865

E. Hardouin, Science, bas-relief pierre, 1865

E. Hardouin, Architecture, bas-relief pierre, 1865

E. Hardouin, Sculpture, bas-relief pierre, 1865

E. Hardouin, Peinture, bas-relief pierre, 1865

E. Hardouin, Musique, bas-relief pierre, 1865

mercredi 22 septembre 2010

Les grands hommes de la cour d’honneur de la Préfecture des Bouches-du-Rhône (Jean-Esprit Marcellin sculpteur)

Le week-end dernier, j’ai participé aux Journées Européennes du Patrimoine - consacrées cette année aux grands personnages - en faisant visiter la préfecture des Bouches-du-Rhône. Pour rester dans la thématique, je vous présente les statues de grands hommes qui ornent la cour d’honneur. Elles sont l’œuvre du sculpteur Jean-Esprit Marcellin (Gap, 1821 – Paris, 1884). Le 8 mars 1864, Marcellin s’engage, entre autres, à réaliser quatre figures en ronde bosse d’environ 2,50 m pour la façade du pavillon central, dans la cour d’honneur, moyennant 20000 francs (5000 par personnage, modèle plâtre et statue en pierre de Calissanne). Les statues sont réceptionnées le 10 avril 1865.

Jean-Esprit Marcellin, Pierre Puget (1620-1694), statue pierre, 1865
Cour d’honneur de la préfecture, 6e arrondissement

Marcellin expose le modèle plâtre de son Puget au Salon parisien de 1866 (n°2879). La statue en pierre, signée derrière la jambe droite J.E.MARC[ELLIN], symbolise les trois arts majeurs : peinture, architecture et surtout sculpture (l’artiste s’accompagne de son Milon de Crotone).

Jean-Esprit Marcellin, Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau (1749-1791)
Statue pierre, 1865
Cour d’honneur de la préfecture, 6e arrondissement

Marcellin expose le modèle plâtre de son Mirabeau au Salon parisien de 1867 (n°2376) l’année de l’inauguration du bâtiment. La statue en pierre, monogrammée au pied de la tribune J.E.M., symbolise l’éloquence politique.

Jean-Esprit Marcellin, Pierre-André de Suffren, bailli de l’Ordre de Malte (1729-1788)
Statue pierre, 1865
Cour d’honneur de la préfecture, 6e arrondissement

La statue en pierre, signée sur un boulet de forçat MARCE[LLIN], symbolise la marine militaire et notamment les galères.

Jean-Esprit Marcellin, Claude Louis Hector, duc de Villars, maréchal de France (1653-1734)
Statue pierre, 1865
Cour d’honneur de la préfecture, 6e arrondissement

La statue en pierre symbolise l’administration, le duc de Villars ayant été gouverneur de Provence de 1712 à 1734.

mercredi 15 septembre 2010

Amphitrite déesse de la mer (Jean Hugues sculpteur)

Le 28 septembre prochain, à Nantes, sera vendue aux enchères une statuette du sculpteur marseillais Jean Hugues (1849-1930) : Amphitrite déesse de la mer. La divinité trône sur un gros poisson, un rouget grondin bien loin du traditionnel dauphin. Il s’agit d’un bronze patiné sur un socle en marbre rouge édité par le fondeur Siot-Decauville d’une hauteur de 34 cm. L’œuvre est estimée de 1000 à 1200 euros.

Jean Hugues, Amphitrite déesse de la mer, bronze, vers 1894-1900

L’œuvre fait écho à une autre statuette de Hugues aux proportions identiques, conservée à Marseille dans les réserves du musée de la Faïence (n° inv. C1570). Il s’agit cette fois d’une Amphitrite en faïence blanche éditée par la manufacture de Théodore Deck. La déesse provient de la collection de Nicolas Zarifi donnée à la ville de Marseille en 1943.

Jean Hugues, Amphitrite déesse de la mer, faïence blanche, avant 1891
Réserves des musées de Marseille, rue Clovis Hugues, 4e arrondissement

Cette pièce existe dans différents matériaux. La vente de succession du petit-fils du sculpteur, en 2007, a révélé une version en plâtre et une autre en faïence polychrome, de nouveau éditée par Théodore Deck. Jean Hugues réalise également des versions en bronze plus monumentales : l’une est destinée à la villa monégasque de son oncle par alliance, le banquier marseillais Gilibert ; une autre paraît au Salon des artistes français de 1900 sous le titre Amphitrite déesse de la mer, décoration d’une fontaine en marbre rouge pour le poisson et bronze pour le personnage (n°2006).

lundi 13 septembre 2010

Vente sur Ebay

Cette nuit, un Américain propose un bas-relief de François Carli (1870-1952) aux enchères sur Ebay. Il s’agit de la copie d’un bas-relief de Jean Goujon (vers 1510 – vers 1566) conçu pour la Fontaine des Innocents à Paris. Le sculpteur marseillais en propose une version polychrome : le vendeur parle d’une plaque de porcelaine ; par expérience, je penche plutôt pour du plâtre émaillé. Le bas-relief, enchâssé dans un cadre en bois, mesure 52,7 cm de haut pour 21,6 cm de large. Il est signé sur une plaque de métal fixée au cadre. La mise à prix est honnête : 24,99 $, soit 19,64 €.
François Carli, Nymphe d’après Jean Goujon
Ensemble et signature

jeudi 9 septembre 2010

Le Dresseur d'oursons (Louis Botinelly sculpteur)

Voici un extrait de mon livre Louis Botinelly, sculpteur provençal à propos du Dresseurs d’oursons (p.22-23) :

Louis Botinelly (1883-1962) travaille certainement dès 1909 au Dresseur d’oursons, un jeune saltimbanque quasi nu apprenant à deux petits ours à tenir debout sur un ballon au son de son tambourin. Il choisit pour modèle un musculeux portefaix italien, prénommé Vincent, rencontré aux Halles. Il loue ensuite un ourson baptisé « Nenette » au dompteur Pézon. L’animal, logé dans l’atelier, reste à l’origine de nombreuses anecdotes : lorsque Louis suspend du pain enduit de miel afin qu’il se dresse sur ses pattes, l’astucieux plantigrade préfère pousser un escabeau pour atteindre sa friandise ; une nuit, bien qu’enchaîné au mur, il renverse une selle et fait tant de bruit qu’il attire l’attention de la concierge, laquelle, terrifiée, découvre inopinément son bruyant locataire... Mais les études d’après nature sont suffisamment avancées ; l’ours peut regagner sa ménagerie. Le groupe en plâtre, de grandeur naturelle, semble conçu pour remporter tous les suffrages avec une belle académie et un sujet léger. Et cela fonctionne puisque, présentée sous le numéro 3139 au Salon de 1911, la sculpture reçoit une médaille de 3e classe, l’équivalent d’une médaille de bronze. Par contre, les espoirs d’un achat ou d’une bourse de l’État sont une nouvelle fois déçus. La déception de Botinelly est d’autant plus grande qu’Antoine Sartorio, son rival de l’École des Beaux-Arts de Marseille, obtient, lui, une prime d’encouragement de 1000 francs pour son bas-relief Les Ilotes (n°3807).

Louis Botinelly, Le Dresseur d’oursons, groupe bronze, 1913
Photo au Salon des artistes français de 1913

Afin de marquer les esprits, Botinelly décide de présenter au Salon une version en bronze de son Dresseur d’oursons. L’entreprise est financièrement risquée : à moins qu’ils ne soient le produit d’une commande, peu de grands bronzes figurent dans les expositions à cause du coût du matériau. Le sculpteur vise assurément un achat de l’État. Malheureusement, il ne possède pas l’argent nécessaire à son projet. Qu’à cela ne tienne ! Jeanne, sa jeune épouse, finance elle-même la fonte, probablement avec l’héritage de Jean Veyan, son grand-père décédé en 1910.
L’œuvre apparaît au Salon de 1913, sous le numéro 3217. Elle fait forte impression aux côtés d’une statuette en plâtre, La Chanson du Printemps. Le 5 juillet, l’Institut lui décerne le prix Desprez d’une valeur de 1000 francs par 19 voix contre 16 à deux autres prétendants, Louis Lejeune et Pierre Christophe. Pour sa part, l’État lui accorde enfin une prime d’encouragement, mais ne la retient pas dans la liste de ses acquisitions. De fait, malgré le succès d’estime, c’est un nouveau coup dur car les récompenses obtenues ne couvrent pas l’investissement.
Revenu à Marseille après la Grande Guerre, Louis Botinelly présente son groupe en bronze dans différents lieux : dans la galerie Carbonnel en 1918, à l’exposition de l’Association des artistes marseillais en 1919 , dans la section Art provençal (n°198) de l’Exposition coloniale de 1922. Au final, la ville de Marseille l’acquiert le 23 août 1927, moyennant 25 000 francs payables en trois annuités. Sauvée de la refonte, elle demeure sur la place de la Bourse jusqu’au percement du parking Charles de Gaulle. À la suite de ces travaux, le Dresseur d’oursons est érigé sur le parvis Saint-Laurent, en bordure de l’esplanade de la Tourette.

Louis Botinelly, Le Dresseur d’oursons, groupe bronze, 1913
Parvis Saint-Laurent, 2e arrondissement

dimanche 5 septembre 2010

Monument à Frédéric Chevillon (Henri Raybaud sculpteur)

Henri Raybaud, Monument à Frédéric Chevillon, marbre, 1922
Place de la Corderie, 7e arrondissement

Frédéric Chevillon (1879-1915) est le fils du député des Bouches-du-Rhône et maire d’Allauch Joseph Chevillon (1849-1910). Étudiant en histoire (1898-1900) et licencié en lettres, il devient administrateur colonial avant de succéder à son père à la mairie d’Allauch où il est élu le 5 juin 1910. Il entre dans le cabinet du ministre de la Marine Théophile Delcassé (27 juin 1911 au 18 janvier 1913). Par ailleurs, il est élu député lors d’une élection partielle en 1912 (réélu en 1914) ; il siège à la Chambre au sein de la Gauche radicale.
Il part comme simple soldat de l'armée territoriale en 1914. Il écrit : « il est normal que les élus soient à côté des électeurs souffrant leurs misères, courant les mêmes risques, surtout ceux qui ont voté la loi de trois ans et se sont fait les défenseurs de la Patrie en temps de paix... les mots ne sont rien, les actes seuls comptent. Les députés qui auront versé leur sang pour le pays auront mieux servi la République que tous les parleurs en Chambre ». Caporal, puis sergent, il est nommé sous-lieutenant, au bout d'un mois, dans l’infanterie. Il demande à passer dans l'armée d'active et est affecté le 28 septembre 1914, au 132e régiment d'infanterie de Reims. Sorti de la tranchée en criant « Vous allez voir comment on meurt dans le 15e corps », il meurt au champ d’honneur, aux Éparges (Meuse), à l’âge de trente-six ans, le 21 février 1915.
Il est le cinquième député français mort pour la France, mais sa disparition a un retentissement national. La mort de Frédéric Chevillon a eu pour effet de retourner totalement l’opinion publique en faveur des combattants méridionaux, injustement soupçonnés de faiblesse. Alexandre Millerand, ministre de la Guerre et Paul Deschanel, président de la Chambre, ont d’ailleurs en cette occasion solennellement réhabilité le 15e corps d'armée à travers le sacrifice du jeune député-maire.
En 1920, un comité se constitue pour honorer Frédéric Chevillon à Marseille. Il confie l’exécution du monument au sculpteur Henri Raybaud (1879-?). L’iconographie choisie montre l’allégorie de la France, en bonnet phrygien ,apportant un sabre au jeune tribun pour qu’il aille la défendre. La municipalité phocéenne participe à la souscription à hauteur de 1000 francs, le 22 janvier 1921, et s’occupe des travaux d’aménagement (fondations) à partir du 3 novembre 1922. Parallèlement, un autre Monument à la mémoire de Frédéric Chevillon – plus modeste mais également de la main d’Henri Raybaud – est érigé à Allauch.

jeudi 2 septembre 2010

Les grands hommes de la poste Colbert (Stanislas Clastrier sculpteur)

À l’issue d’un concours, l’architecte aixois Joseph Huot (1840-vers 1897/1898) construit à Marseille, de 1889 à 1891, un Hôtel des Postes le long de la rue Colbert nouvellement percée. Ce grand bâtiment présente une silhouette caractéristique grâce à sa tourelle télégraphique. Pour sa part, le décor sculpté s’avère modeste : seuls quatre médaillons, dus au ciseau du sculpteur Stanislas Clastrier (1857-1925) ornent la façade principale. L’iconographie retenue présente des savants internationaux – chose unique à Marseille – ayant préludé à l’invention du télégraphe. Par ordre chronologique, nous avons :

Stanislas Clastrier, Charles de Coulomb, médaillon pierre, 1891
Poste Colbert, place de l’Hôtel des Postes, 2e arrondissement

Charles de Coulomb (1736-1806), physicien français. Il établit les lois expérimentales et théoriques du magnétisme et de l’électrostatique, introduisant notamment les notions de moment magnétique et de polarisation.

Stanislas Clastrier, Alessando Volta, médaillon pierre, 1891
Poste Colbert, place de l’Hôtel des Postes, 2e arrondissement

Alessandro Volta (1745-1827), physicien italien. Il imagine l’eudiomètre (1776) et, reprenant les expériences de Galvani, découvre la pile électrique (1800). Bonaparte le nomme comte et sénateur du royaume d’Italie.

Stanislas Clastrier, André Marie Ampère, médaillon pierre, 1891
Poste Colbert, place de l’Hôtel des Postes, 2e arrondissement

André Marie Ampère (1775-1836), physicien français. Il édifie la théorie de l’électromagnétisme et jette les bases de la théorie électronique de la matière. Il imagine le galvanomètre, invente le premier télégraphe électrique et, avec Arago, l’électroaimant.

Stanislas Clastrier, Michael Faraday, médaillon pierre, 1891
Poste Colbert, place de l’Hôtel des Postes, 2e arrondissement

Michael Faraday (1791-1867), chimiste et physicien britannique. Après avoir découvert le benzène et liquéfié presque tous les gaz connus à son époque, il donne le principe du moteur électrique. Il découvre l’induction électromagnétique – qui le mène à l’invention de la dynamo – et établit la théorie de l’électrolyse. Il donne aussi la théorie de l’électrisation par influence et montre qu’un conducteur creux (cage de Faraday) forme un écran pour les actions électrostatiques.