mercredi 6 avril 2011

Les sept péchés capitaux (Antoine Sartorio sculpteur)

Mémo, le magazine historique dérivé du mensuel Ça m’intéresse, consacrera cinq pages à Marseille dans son numéro de juin 2011. L’objectif est de mettre le projecteur sur huit lieux de la région, originaux et chargé d’histoire, commentés par des Marseillais. Une journaliste m’a donc contacté pour m’interviewer sur le décor de la prison des Baumettes. J’en profite donc pour revenir sur ce décor.

En 1930, Marseille compte trois établissements pénitentiaires en centre-ville : l’ancien couvent des Présentines, les prisons Chave et Saint-Pierre. Il est alors décidé de regrouper ces trois pénitenciers en un seul lieu, la prison de Baumettes. La construction, réalisée par l’architecte départemental Gaston Castel (1886-1971), s’échelonne de 1931 à 1940.

En 1930, Marseille compte trois établissements pénitentiaires en centre-ville : l’ancien couvent des Présentines, les prisons Chave et Saint-Pierre. Il est alors décidé de regrouper ces trois pénitenciers en un seul lieu, la prison de Baumettes. La construction, réalisée par l’architecte départemental Gaston Castel (1886-1971), s’échelonne de 1931 à 1940.

La Colère qui s’arme d’un couteau et projette le meurtre.


Antoine Sartorio, La Colère, haut-relief en pierre, 1938


La Paresse qui vie repliée sur elle-même.


Antoine Sartorio, La Paresse, haut-relief en pierre, 1938


L’Avarice qui, comme l’Harpagon de Molière, ne songe qu’à l’or de sa cassette.


Antoine Sartorio, L’Avarice, haut-relief en pierre, 1938


La Gourmandise qui est figurée par un ivrogne ; Monseigneur Delay, évêque de Marseille de 1937 à 1956, ironisera auprès de l’architecte sur la substitution de l’Alcoolisme à la Gourmandise : « Auriez-vous l’ambition de revoir la théologie catholique ? »


Antoine Sartorio, La Gourmandise, haut-relief en pierre, 1938

L’Orgueil qui se mire dans un miroir auprès d’un paon, symbole de la vanité.

Antoine Sartorio, L’Orgueil, haut-relief en pierre, 1938

L’Envie qui se ronge les ongles.

Antoine Sartorio, L’Envie, haut-relief en pierre, 1938


La Luxure qui cueille le fruit du péché, nouvelle Ève tentée par le serpent à ses pieds.



Antoine Sartorio, La Luxure, haut-relief en pierre, 1938

Mur d’enceinte de la prison des Baumettes

213, chemin de Morgiou – 9e arrondissement

1 commentaire:

bruno des baumettes a dit…

Bonjour, j'ai créé un lien vers votre (très belle) page : http://brunodesbaumettes.overblog.com/pinceaux-et-barreaux#ancre24

bravo pour votre travail !