mercredi 15 février 2012

François Carli

François et Auguste Carli
Photographie parue dans la Revue de Provence, n°19, juin 1900

Malgré un important nombre d’articles lui étant consacré, je me suis aperçu que je n’avais jamais donné la notice biographique de François Carli, parue dans le Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte d’Azur. J’y remédie ce matin :

Carli François (Marseille, 12 avril 1872 – Marseille, 19 décembre 1957), sculpteur et mouleur.
Frère cadet d’Auguste Carli, il reprend l’atelier de moulage paternel, 6 rue Neuve (rue Jean Roque). Plus tard, il enseignera cette matière à l’École des Beaux-Arts de Marseille. Son savoir-faire est reconnu très tôt par les édiles qui l’envoie à Gênes en décembre 1906 afin de mouler diverses œuvres de Pierre Puget. Il mène parallèlement une carrière de sculpteur. On lui doit quelques monuments aux morts dont celui d’Eyguières et une partie du décor (les tunnels) de l’escalier de la gare Saint-Charles. Au demeurant, il expose en Provence (Avignon, 1903 ; Toulon, 1905 – 2e médaille) et au Salon des Artistes Français de 1905 à 1933, principalement des portraits ; sa statue de l’Abbé Allemand y reçoit d’ailleurs une médaille de bronze en 1920. Toutefois, c’est avant tout dans son atelier-musée qu’il montre ses productions. Là en effet, de 1902 à 1914, il organise des expositions de madones, mêlant aux copies des plus remarquables chefs-d’œuvre de l’art religieux des siècles antérieurs les sculptures contemporaines de son frère, celles de Paul Gonzalès et les siennes propres. Fervent catholique, François Carli réalise également de nombreuses œuvres pour les églises (Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, église Saint-Cannat) et des tombeaux. Son atelier est d’ailleurs le point de ralliement de nombreux artistes chrétiens : on y rencontre parfois Paul Gondard, son beau-frère (il a épousé Jeanne Gondard en 1897), Paul Gonzalès, Charles Delanglade ou encore Jean-Élie Vézien, son élève le plus célèbre. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1933 et, par ailleurs, officier d’Académie.

jeudi 2 février 2012

Immeuble du 93 bd de la Libération / 2-4 rue Léon Bourgeois (F. Mariaud sculpteur)

93 bd de la Libération, 1er arrondissement

Une fois n’est pas coutume, c’est moi qui sollicite l’aide de mes lecteurs. Avec Jean-Pierre Cassely, le guide de la Provence insolite, nous nous interrogeons depuis longtemps sur le décor d’un immeuble que je daterais des années 1970. Il s’agit du 93 bd de la Libération qui possède une entrée secondaire sise au 2-4 rue Léon Bourgeois.

2-4 rue Léon Bourgeois, 1er arrondissement

L’iconographie du décor principal est obscure : Au centre se trouvent adossés un guerrier grec et une mère avec un nourrisson. Est-ce la princesse ségobrige Gyptis et le phocéen Protis, dont l’union donna naissance à Massilia, allégorie de l’antique Marseille ? L’entrée arrière reprend le motif central et le complète du panthéon grec : Apollon, Poséidon, Héphaïstos, Aphrodite… peut-être pour rappeler l’origine phocéenne de Marseille.
Le reste du relief principal semble figurer une frise chronologique de la droite vers la gauche (un sens bizarre de lecture !) : les Romains, les chrétiens et les invasions barbares,le bon roi René, le XVIIe siècle. Mais tout cela relève de l’interprétation.

Signature de l’artiste
2-4 rue Léon Bourgeois, 1er arrondissement

Le décor de la rue Léon Bourgeois est signé F. (?) Mariaud. Je ne connais absolument rien de ce sculpteur. Aussi, si quelqu’un avait des informations sur l’artiste, l’iconographie ou encore l’architecte de l’immeuble, je lui en serais extrêmement reconnaissant.