samedi 21 septembre 2013

Projet d’arc de triomphe pour le plateau Longchamp (Jean Danjoy architecte)

Marseille souhaite célébrer l’arrivée des eaux de la Durance au plateau Longchamp par un édifice remarquable. Toutefois, lors de la pose de la première pierre, le 16 novembre 1839, il n’y a encore ni architecte ni budget. Lorsque le projet est sérieusement repris, à partir de 1854, la Ville se tourne vers les milieux parisiens. Franz Mayor de Montricher (1810-1858), l’ingénieur du Canal de Marseille, est chargé de recruter un architecte et de recueillir tous les avis autorisés. Il choisit Jean Danjoy (1806-1862), architecte diocésain de Coutances et de Bordeaux et futur architecte du château Pastré à Marseille.
Entre 1854 et 1855, Danjoy réalise plusieurs projets d’arc de triomphe. Il imagine d’abord un arc de triomphe à trois baies couronné par une allégorie de Marseille avec bassins en cascade et jets d’eau. Puis, il s’oriente dans une autre direction : sous un arc en fer à cheval, cinq allégories trône sur une barque tirée par des chevaux marins ; deux figures assises flanquent les piédroits ; la clé de l’arc est le masque de l’allégorie de Marseille ; le couronnement montre une guirlande et une coquille saint-jaques faite d’épis de blé ainsi que des oiseaux. Le projet définitif, présenté au Conseil municipal à l’été 1855, découle du projet n°2 et est conservé aux Archives municipales (78 Fi 263).
 

Jean Danjoy, Projet n°1 d’arc de triomphe pour le plateau Longchamp
Dessin à la gouache et à l’aquarelle, 53 x 81 cm, 1854-1855
Collection personnelle

 Jean Danjoy, Projet n°2 d’arc de triomphe pour le plateau Longchamp
Dessin à la gouache et à l’aquarelle, 53 x 81 cm, 1855
Collection personnelle
  

Jean Danjoy & Nicolle, Projet d’arc de triomphe pour le plateau Longchamp
Dessin à la gouache et à l’aquarelle, 53 x 81 cm, 1855
Archives municipales de Marseille, 78 Fi 263
 
À partir de 1856, la Ville demande également à Danjoy un projet de cascade qui aurait dû se trouver à l’emplacement actuel du palais Longchamp. Cependant, la cité phocéenne ne peut passer à la réalisation, trop coûteuse en raison du creusement des pentes et des modifications de l’urbanisme qu’elle entraîne. Les deux projets sont donc ajournés sine die et une indemnité de 4000 francs est allouée à l’architecte en juillet 1857.

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