lundi 21 octobre 2013

Monument aux Volontaires français et alliés (Luigi Betti sculpteur)

Outre des tombes, le cimetière Saint-Pierre accueille plusieurs monuments commémoratifs. Ceux consacrés aux guerres mondiales font actuellement l’objet de rénovation, sans doute dans l’optique des célébrations du centenaire de 14-18. Parmi ces monuments, il s’en trouve un particulièrement expressif : c’est le poilu du Monument aux volontaires français et alliés dû au sculpteur italien Luigi Betti (Chuisi, 1879 – Rome, 1941).
Luigi Betti se forme à l’Institut des Beaux-Arts de Rome. Au début du XXe siècle, il s’installe à Paris. Il expose au Salon de la Société des artistes français à partir de 1909, date à laquelle il obtient une mention honorable pour une statue en plâtre de Cicéron (n°3004). Il fréquente le Salon jusqu’en 1922, année où il présente le modèle en plâtre de son Monument aux Volontaires français et alliés qui sera érigé à Marseille (n°3053). La sculpture montre un soldat avec tout son attirail (sac à dos, fusil, gourde, casque…) en train de dégoupiller la grenade qu’il s’apprête à lancer ; entre ses jambes, la palme du martyre rend hommage aux morts au champ d’honneur. L’œuvre commandée par l’Union des volontaires français et alliés de la guerre, est ensuite fondue en bronze et érigée dans l’enceinte du cimetière Saint-Pierre. L’inauguration a lieu tardivement, le 7 octobre 1925.


Luigi Betti, Monument aux Volontaires français et alliés, statue en bronze
(ensemble, statue et signature)
Cimetière Saint-Pierre, 10e arrondissement

dimanche 13 octobre 2013

Tombeau de la famille F. Charavel (Alix Marquet sculpteur)

Parmi les tombeau les plus impressionnants du cimetière Saint-Pierre se trouve celui de la famille Charavel. Frédéric Charavel – très certainement apparenté au peintre marseillais Paul Charavel (1877-1961) – le fait ériger à la mémoire de son épouse décédée en mai 1909.
Le décor en bronze, daté de 1913, est l’œuvre du sculpteur nivernais Alix Marquet (1875-1939). Ses dates en font le strict contemporain de Paul Charavel ; peut-être est-ce lui qui sert d’intermédiaire pour cette unique commande phocéenne de Marquet.


Tombeau de la famille F. Charavel
Cimetière Saint-Pierre, 10e arrondissement

Le statuaire réalise un groupe pour couronner le tombeau : un ange désigne le ciel à une jeune âme défunte. À l’arrière du monument, il insère un médaillon de bronze – Le Silence – dans une fenêtre. L’artiste reprend ici une œuvre qu’il a réalisée pour la tombe de Marguerite Carrière (1889-1908), au cimetière du Père-Lachaise à Paris ; il déclinera d’ailleurs ce même motif en buste et l’exposera au Salon des artistes français de 1921.

Alix Marquet, Tombeau Charavel
Le groupe et le médaillon, bronze, 1913
Cimetière Saint-Pierre, 10e arrondissement