mardi 29 juillet 2014

Cerf/Frec (Luc Dubost sculpteur)

En règle générale, je ne suis pas très sensible à la sculpture animalière, sauf si elle se pare d’humour. Dans le cadre du Funny Zoo, le sculpteur Luc Dubost (né en 1968) a conçu une œuvre animalière – Cerf/Frec – d’une portée poétique qui dépasse de très loin la simple drôlerie des animaux en plastique coloré qui ont colonisé le jardin zoologique (cf. notice du 13 juin 2013).

Luc Dubost, Cerf/Frec, bronze, 2013
Parvis du Sofitel Vieux-Port
36 boulevard Charles Livon, 7e arrondissement

 Présenté en 2013 sur le Vieux-Port, Cerf/Frec appartient aujourd’hui à l’hôtel Sofitel qui l’a installé sur son parvis. Il s’agit d’un cervidé présenté à l’envers : il repose sur ses bois développés à l’infini, les pattes en l’air. Sa posture incongrue réinvente la vision d’un monde surprenant, déroutant… au point de se perdre dans les méandres de ses cornes. C’est une invitation à un voyage imaginaire, peut-être pour retrouver Alice au pays des merveilles.

vendredi 18 juillet 2014

Château Régis (Émile Aldebert sculpteur)

Au début du mois, j’ai eu l’occasion de visiter l’une de mes bastides préférées : le château Régis. Aujourd’hui gérée par l’œuvre Timon David, elle héberge l’école et le collège Notre-Dame de la Jeunesse.

Sixte Rey, Château Régis, 1860-1865
59 avenue de Saint-Menet, 11e arrondissement

À l’origine, elle fut bâtie sur les hauteurs dominant la vallée de l’Huveaune par l’architecte marseillais Sixte Rey (1826-1904) pour le négociant Louis Régis. Son architecture de style Renaissance est un pastiche miniature, très réussi, du château de Chenonceau. Depuis le 3 octobre 1996, le château, le donjon indépendant et le parc sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
La façade principale, visible depuis l’autoroute, est ornée de sculptures – médaillons, bas-reliefs et termes en haut-relief – exécutées en 1862 par Émile Aldebert (1828-1824). Les éléments principaux sont les termes qui habillent les trumeaux des fenêtres du rez-de-chaussée surélevé et du premier étage. Ils représentent les allégories du Commerce (caducée et bourse) et de la Navigation (gouvernail et boussole) ainsi que celles de l’Agriculture (faucille et corne d’abondance) et de la Musique ou de la Poésie (lyre).

Émile Aldebert, Le Commerce, 1862

Émile Aldebert, La Navigation, 1862
(ensemble et signature)

Émile Aldebert, L’Agriculture, 1862

Émile Aldebert, La Musique ou La Poésie, 1862