vendredi 19 août 2016

Jean-Joseph Foucou

Cet été, le Palais Longchamp propose une très belle exposition : Marseille au XVIIIe siècle. Les années de l’Académie de peinture et de sculpture, 1753-1793. Parmi les quelques sculpteurs figurant dans l’exposition se trouve un statuaire néoclassique que j’aime particulièrement : Jean-Joseph Foucou (1739-1821). Or je me rends compte que je n’ai jamais publié la notice qui lui est consacrée dans le Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte-d’Azur :

FOUCOU Jean-Joseph (Riez, 7 juin 1739 – Paris, 16 février 1821), sculpteur
Fils d’un menuisier, il montre très tôt des dispositions étonnantes en taillant du matin au soir les bouts de bois que délaisse son père. Il se forme d’abord à Marseille, à l’Académie de peinture et sculpture, puis à Paris auprès de Jean-Jacques Caffiéri. En 1769, il remporte le grand prix de Rome avec son Mucius Scaevola bravant Porsenna et part pour l’Italie : en 1774, il y sculpte un Faune en marbre (musée des beaux-arts de Marseille). Il est agréé à l’Académie royale de peinture et de sculpture le 23 août 1777 et reçu académicien le 3 juillet 1785 avec Un fleuve (marbre – musée du Louvre).

Jean-Joseph Foucou,
Bacchante portant un satyre, marbre, 1777
Faune au chevreau, marbre, 1774
Musée des beaux-arts de Marseille

Jean-Joseph Foucou, Un Fleuve, marbre, 1785
Musée du Louvre

Il expose au Salon de 1777 à 1812 : Bacchante portant un satyre (marbre, 1777 – musée des beaux-arts de Marseille), buste de Regnard-Dancourt (1779 – foyer de la Comédie française), buste de Lycurgue (1789 – jardin du Luxembourg), buste marbre de Jean Goujon (1812 – musée de Digne)… Il reçoit en outre diverses commandes comme une statue de Charles le Chauve pour l’église de Saint-Denis, une statue de Du Guesclin ainsi que les bustes du général Auguste Picot, marquis de Dampierre et du poète comique Florent Dumont pour Versailles. En Provence, il réalise quatre bas-reliefs sur la Vie de Saint Louis pour la chapelle du château Borély à son retour de Rome. Par ailleurs, les consuls de Salon lui commanditent un buste en marbre du Bailli de Suffren en 1884 dont le plâtre est exposé à Paris en 1785. En 1787, il soumissionne pour la réalisation d’une fontaine à Marseille en l’honneur du gouverneur de Provence, prince de Beauvau ; Alexandre-Charles Renaud lui est préféré mais le projet avorte. L’une de ses dernières œuvres est un buste en marbre de Pierre Puget (1816) qui orne aujourd’hui la colonne de la colline Puget à Marseille. Plusieurs musées conservent ses œuvres : à Marseille (Vénus sortant du bain, statue marbre, 1781 ; Monument à Puget, maquette terre cuite ; Saint Louis se rendant à Saint-Denis, dessin ; Saint Louis allant recevoir la couronne d’épines, dessin ; Derniers moments de Saint Louis, dessin), à Paris (Bacchante portant un satyre, réplique agrandie de la statue du Salon de 1777 – musée du Louvre), à Troyes (Auguste Picot, marquis de Dampierre, buste plâtre).

Alicia Adamczak, Jean-Joseph Foucou (à paraître fin 2016)

C’est également l’occasion pour moi d’annoncer la prochaine parution de la monographie d’Alicia Adamczak – Jean-Joseph Foucou (1739-1821). Catalogue raisonné – aux éditions Mare & Martin.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

En lien avec la publication sur Foucou
https://grham.hypotheses.org/3099