vendredi 9 septembre 2016

Marius Cantini

La dernière fois, j’ai évoqué Jules Cantini (1826-1916). Aujourd’hui, je rends hommage à son neveu Marius Cantini (Marseille, 6 juin 1850 – Marseille, 30 septembre 1913). Il est le fils posthume du sculpteur et marbrier Pierre Cantini (1808-1850). Il effectue des études artistiques à l’école des beaux-arts de Marseille entre 1869 et 1873, interrompues un temps par la guerre franco-prussienne : il est engagé pour la campagne militaire avant d’être exempté par tirage au sort. Après ses études, il intègre la marbrerie fondée par son père et dirigée par son oncle dont il devient le bras droit. Il dirige notamment l’exploitation de carrières antiques de marbre rouge et de marbre jaune à Aïn Smara, en Algérie. Par ailleurs, il occupe la présidence de la chambre syndicale du bâtiment des Bouches-du-Rhône depuis 1885 et celle du syndicat général des industries du bâtiment à partir de 1906. En outre, il succède à son oncle à la tête de l’entreprise cette même année 1906. À ce titre, il remporte un grand prix lors de l’exposition franco-britannique de Londres, en 1908. Enfin, il est fait chevalier de la Légion d’honneur par décret du 15 juillet 1910.
Malgré ses activités industrielles, il poursuit une modeste activité de sculpteur. Deux tombes voisines au cimetière Saint-Pierre donnent la mesure de son talent.

Marius Cantini, Urne funéraire de Paul Verlaque, s.d.
Ensemble et signature (M. Cantini inv[enteur] sc[ulpteur])
Tombe Verlaque, cimetière Saint-Pierre, 10e arrondissement

Marius Cantini, Jeanne, Thérèse, Joseph & Marie Roure, s.d.
Ensemble, détail et signature
Tombe Marius-César Roure, cimetière Saint-Pierre, 10e arrondissement

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