mercredi 14 décembre 2016

Paul Gondard à l’école des beaux-arts de Marseille

En septembre dernier, on m’a proposé l’acquisition d’un petit fonds d’archives privées liées au sculpteur marseillais Paul Gondard (1884-1953). Dans ce lot, se trouve une très belle photographie du jeune artiste, âgé de 22 ans, à l’école des beaux-arts de Marseille en 1906 (légende au dos). On le voit à côté de sa sellette sur laquelle repose un buste en terre en cours de réalisation.

Anonyme, Paul Gondard à l’école des beaux-arts de Marseille
Photographie, 1906, collection personnelle

Cette même année 1906, Paul Gondard reçoit plusieurs prix à l’école des beaux-arts, notamment le prix Cantini de la tête d’expression en sculpture doté de 100 francs... peut-être le buste de la photo. C’est également à cette époque qu’il réalise ses premières œuvres connues, les bustes de son père (1906) et de sa mère (1907) ; leurs photos sont conservées aux archives municipales de Marseille, dans un important fonds d’archives privées du sculpteur (95 ii).

Paul Gondard, Mon Père (1906) et Ma Mère (1907)
Archives municipales de Marseille, 95 ii 5

jeudi 1 décembre 2016

Jean-Baptiste Dellepiane

La fondation Regards de Provence est assurément le musée qui offre aux Marseillais la programmation la plus riche et la plus intéressante. Elle le prouve encore avec sa nouvelle exposition qui, du 7 octobre 2016 au 23 avril 2017, met à l’honneur le peintre et affichiste David Dellepiane (Gênes, 1866 – Marseille, 1932).

Affiche de l’exposition Dellepiane – arts et modernité

Je me souviens bien de l’exposition consacrée à ce peintre qui s’était tenue au palais de la Bourse en 1999 ; eh bien, l’exposition de Regards de Provence évite la simple redite. Mieux ! Elle m’a fait découvrir un sculpteur que je ne connaissais pas : Jean-Baptiste Dellepiane (Gênes, 1864 – Marseille, ?), frère de David.
Les deux garçons sont les fils de Vittorio Dellepiane, un ébéniste d’art réalisant de la sculpture sur bois pour orner les navires. Jean-Baptiste suit la voie paternelle et devient sculpteur sur bois dans l’atelier de l’ébéniste de marine Chabrol. Durant l’Entre-deux-guerres, il produit des pièces d’art, mais – à ma connaissance – ne participe à aucune exposition artistique locale ou nationale. Les sculptures exposées appartiennent à la famille de l’artiste.

Jean-Baptiste Dellepiane, David Dellepiane, buste en bois, 1933

Jean-Baptiste Dellepiane, Dolce riposo, statuette en bois, 1921

Jean-Baptiste Dellepiane, Moine en prière, statuette en bois, 1929

Addenda du 23 mars 2017 : Je me trompais. J’ai trouvé une critique du Salon aixois de 1895 où Jean-Baptiste Dellepiane expose un paravent.

La Vedette, 9 novembre 1895, p.721