lundi 14 mai 2018

Jean Bérengier au Salon de la Société des artistes français

Au cours de la première décennie du XXe siècle, le sculpteur marseillais Jean Bérengier (1881-1938) expose au Salon des Indépendants (1906-1908) et au Salon de la Société des artistes français (1907-1911). Cependant, il y présente deux productions très différentes : s’il envoie au premier des œuvres très variées (peintures, bustes, statuettes polychromes, art décoratif), il destine au second les morceaux purement statuaires (statues). Il ne reste hélas quasiment rien de ces grandes sculptures.

Jean Bérengier, Le pêcheur à la « traficho »

Salon de 1907 – Le pêcheur à la « traficho », statue plâtre (n°2531)
Salon de 1908 – Fatalité, statue plâtre (n°2840)

Jean Bérengier, Sambre-et-Meuse

Salon de 1910 – Sambre-et-Meuse, statue plâtre (n°3289)
Cette œuvre pittoresque représente une cantinière du régiment de Sambre-et-Meuse assise sur son âne et clamant un chant patriotique[1]. Elle obtient une mention honorable au Salon puis, en février 1911, intègre les collections du musée des beaux-arts de Marseille. Aujourd’hui elle ne s’y trouve plus ; sans doute a-t-elle été détruite !

Salon de 1911 – Éclosion, statue plâtre (n°3103)
Cette œuvre, haute de 1,80 m, a été offerte par l’artiste au musée Gassendi de Digne en 1911. Malheureusement, la majorité des plâtres – pour ne pas dire la totalité – ont été détruits par vandalisme ou par négligence à la fin des années 1960.



[1] Le Régiment de Sambre-et-Meuse est un chant patriotique français composé à la suite de la défaite militaire lors de la Guerre franco-prussienne de 1870. Il évoque l’armée de Sambre-et-Meuse formée après la victoire française de Fleurus (1794) sur les Autrichiens dans ce qui deviendra le département belge de Sambre-et-Meuse, réuni à la France de 1795 à 1814. C’est la musique militaire française la plus jouée après La Marseillaise et le Chant du départ ; elle figure chaque année au défilé du 14 juillet.

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